Cela fait quelques années que je travaille sur ce projet, "Le Peintre de la Beauté"... Un texte écrit sur un super artiste (Botticelli !) pour une super collection (Pont des Arts !!) illustré par une super artiste (Judith Gueyfier !!!), je vous comprendrez que je suis triplement happy-ravie de pouvoir vous en parler en vrai... Voici donc un morceau de l'atelier de Judith, un crayonné et une mise en couleur. Absolutely magnifique *__* Merci Judith pour les photos et le talent...Sortie prévue le 11 septembre, pour l'anniv de Sibylle ;-) Àvite !
vendredi 2 mai 2014
jeudi 1 mai 2014
Joyeux travail à tous :-)
Traduction à la louche et roulée sous les aisselles,
avec de vrais bouts de liberté dedans,
dans la plus pure tradition du
Tradutore-Tradittore Cie.
Bon 1er mai à toutes et tous !
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Moi je sais la couleur des métiers :
Blancs sont les boulangers
Qui se lèvent avant les oiseaux
De le farine pour tout chapeau ;
Noirs sont les ramoneurs
Et les peintres ont sept couleurs ;
Les ouvriers à l’usine
Ont une jolie combi marine,
Et les mains pleines de tâches ;
Les fainéants font les cent pas,
Sans se salir le bout du doigt,
Mais leur métier n’est pas moins sale.
Gianni Rodari
mercredi 30 avril 2014
Et la princesse res(is)te...
Maintenant que la tempête s'est un peu calmée et que l'Opinion s'est trouvé de nouveaux sujets de baston (je ne tiens pas trop à savoir lesquels) j'avais envie de partager ce message que j'ai reçu dans ma boîte FB, une lettre qui ne m'était pas adressée en réalité, pas directement... Il s'agit de la réponse de La compagine Méli-Mélo à la directrice qui avait annulé la venue de ses élèves, reprochant à la compagnie de "dissimuler la fin de l'histoire" dans leur dossier de com. Alors voilà. Ce n'est pas pour remettre de l'huile sur le feu, vraiment pas, juste pour saluer et remercier ceux qui sont nos meilleurs avocats : ceux qui portent nos mots de papier et les transforme en parole... Alors, vraiment, un énorme MERCI. Merci d'avoir tenu bon dans la rafale. Merci d'avoir été le mât supportant notre petite voile (notre = Lionel, Actes Sud & Moi). Merci de tout coeur ♥ Merci de continuer, aussi, puisqu'en ce moment même, notre Princesse qui n'aimait pas les princes continue de se promener sur les scènes. Retrouver les dates sur la page FB ou sur le site de la compagnie. Et leurs mots, ici :
La princesse qui n'aimait pas les princes, est un coup de cœur de la compagnie Méli-Mélo. Nous avons choisi en 2012, bien avant le tapage médiatique et la mise au pilori de ce livre par quelques personnes qui ont décidé de vivre en France comme si on était au Puy du Fou, de partager cette histoire avec les plus jeunes.
La princesse qui n'aimait pas les princes, alors, qu'est-ce qu'elle aime ? (cela nous surprend qu'une maitresse d'école qui décide d'emmener sa classe voir et écouter une lecture de ce texte ne cherche pas à savoir ce qu'elle aime la princesse ??? Les haricots, les dollars, les jeux vidéos ??) Bref.... C'est d'abord et avant tout une histoire de princesse et de fille. Un jour la princesse réussit une superbe mayonnaise et on décide qu'il est temps de la marier. Voilà le point de départ, voilà pourquoi nous avons choisi de raconter cette histoire là !
Le sujet, de ce texte écrit par Alice Brière-Haquet, n'est pas l'homosexualité, et voilà pourquoi nous n'en parlons pas dans notre démarche artistique, (nous ne dissimulons rien, de plus le livre est trouvable très facilement, cela nous paraissait évident que les enseignants allaient le lire avant de découvrir notre spectacle) le sujet est l'émancipation d'une princesse, qui dans son rôle prédéfini de conte de fée, se doit de se marier lorsqu'on la pense digne de servir les besoins d'un homme. Et c'est avec un humour délicieux, tout en pirouette et en clin d'œil, qu'Alice Brière-Haquet, croque une princesse qui n'a pas décidé de "se caser", aucun prince ne la fait chavirer. Même les plus beaux et les plus forts. Et oui, c'est finalement une joli fée de couleur (dans l'illustration de l'ouvrage) qui fera fondre son petit cœur de princesse et qui l'emportera dans un autre royaume.
Voilà.
C'est simple, juste faire entendre, de temps en temps aux petites filles et aux petits garçons, un conte qui en reprenant les archétypes du conte traditionnel dans sa construction le détourne gentiment, sans prosélytisme (pas de panique, les fillettes de 4 ans ne nous demandent pas de bulletins d'adhésion au MLF à l'issue de la lecture), une histoire ou la princesse n'a pas pour seule vocation dans la vie qu'être belle et attendre, où elle a le choix, et où elle décide elle, de ce qu'elle ne veut pas.
La fin est une surprise, toute jolie et toute simple, elle ne pose de problèmes qu'aux adultes ignorants et stupides, les enfants en sont rarement surpris, parce que l'essentiel pour eux, c'est que comme dans tous les contes de fée, cette histoire se termine bien.
En espérant que l'aventure scénique se termine, elle aussi, au mieux, avec plein de belles programmations et un public happily ever after. Encore merci...
mardi 29 avril 2014
Petit petit....
Le Chat d'Elsa nous revient en petit à petit prix !
Avec Magali Le Huche & la Père Castor Team
Dans toutes les bonnes crèmeries à partir du 7 mai.
Joyeux jour à tous :-)
jeudi 24 avril 2014
Vous faites quoi samedi 3 ?
Parce que si vous pouviez aller bisouter Olivier et Raphaële de ma part,
ce serait GRANDEMENT sympa.
Et si vous ne pouvez pas,
seconde chance le samedi 10...
1, 2, 3 bises !
mardi 22 avril 2014
Kaguya au cinéma !
Et ça s'annonce juste magnifique *__*
Le conte de Kaguya, aussi connu sous le nom de conte du coupeur de bambou, est considéré comme le plus vieux texte narratif japonais... C'est l'histoire d'une petite fille haute comme trois grains de riz qui déclenche en grandissant les convoitises, le tout sur fond de Mont Fuji. Une histoire qui porte la beauté et la complexité de ses siècles et que j'avais adoré adapter pour les éditions nobi nobi. Ravie de la retrouver bientôt dans les salles :-)
jeudi 3 avril 2014
Lire en Loiret...
Histoires du jour : une baleine qui a le nez qui coule et qui se voit prescrire d'étranges médicaments, une sirène qui doit viiite apprendre à nager sous peine de se faire dévorer, et un roi carotte qui refuse d'accorder sa fille à un cornichon... C'est qu'on en a de l'imagination à Beaugency !!! Bravo aux MS/GS de la maternelle Les Chaussées et aux CP de Notre-Dame, et à demain pour la suite, notamment l'inauguration du salon organisé par l'association Val de Lire, à 18h :
Avec Laurent Corvaisier (invité d'honneur et affichiste de l'année), Rolande Causse, Malika Doray, Maria Jalibert, Marc Lizano, Olivier Philipponneau, Sandra Poirot-Chérif, Franck Prévot, Arthur Ténor, Véroniquette Vernette, et plein d'autres. L'éditeur mis à l'honneur sera Points de Suspension avec Brigitte Cazeaux (bonne fée de L'épouvantail, mon 1er et chouchou^^, et d'À quoi rêvent un pissenlit ?, tous deux avec Lydie Sabourin). Plus plein de spectacles et d'ateliers, dont ceux d'Olivier sur le numérique. Mais oui !
À vite :-)
mardi 25 mars 2014
En passant par Bologne...
... hier, vite fait : VLAN ! Pouce en affiche. Carrément.
Et carrément fière de lui :-)
Merci Amélie et la Flammarion Team !
mardi 18 mars 2014
Vite vite, c'est encore mardi !
Parce que je ne voudrais pas rater la super extra
carrément méga chouette niouze de la semaine :
Sibylle primée !!
Et elle n'est pas peu fière la bougresse.
Infos ici.
Mille mercis à ses jeunes électeurs
et tournée de lait-fraise pour tout le monde !
lundi 17 mars 2014
Heu la veinarde...
Le truc qui ne m'arrive jamais mais là mon désir a dû tournebouler toutes les ondes positives qui se promenaient au-dessus de l'Atlantique :
J'AI GAGNÉ.
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C'est la très belle galerie canadienne Sur Ton Mur qui organisait le concours, et je me retrouve ainsi l'heureuse propriétaire d'une petite bonne-femme aux mille chats choisis collégialement par toute la troupe Bedini et signée Isabelle Arsenault. Wa-ou. Moult mercis aux bonnes ondes et à Sur Ton Mur !
mardi 11 mars 2014
C'est mardi, c'est...
SIBYLLE !
Et qui qui qui saura deviner où Sibylle et sa clique
partent au Tome 4 en voyage scolaire ?
Qui ?
Allez, j'engage un Carambar.
Alors ?
Mais oui, en Irish Paradise !
Les crayonnés sont comme d'hab de Kim Consigny, et sont comme d'hab génialissimes.
Merci à elle et à l'équipe Flammarion de m'autoriser à pavaner avec ici.
Happy :-)
mercredi 5 mars 2014
La semeuse de mauvaises graines
Une belle belle image pour un projet qui me tient fort à coeur et qui est en ce moment-même à l'étude chez les éditeurs. Une histoire sur les saisons et sur les grains de folie qui les empêche de tourner trop en rond. J'espère qu'il trouvera vite sa maison. Les wonder-illustrations sont d'Amélie Vidélo. Une première collaboration qui en inaugure tout un tas d'autres, j'espère. Merci à elle !
jeudi 27 février 2014
10 conseils d'un Wonder-éditeur
10 conseils de bon sens que je viens de trouver sur le site des Topipottori (très très belle maison d'édition italienne) et que j'ai comme une envie subite de vous traduire. Alors zou :
1. Une maison d'édition est une entreprise. Présentez-vous avec professionnalisme et évitez les familiarités.
2. Envoyez des pièces jointes LÉGÈRES : pas plus d'1 méga. Si vous n'y arrivez pas, c'est que quelque chose ne va pas dans votre projet. Faites-vous aider pour résoudre ce problème qui est le vôtre, pas celui de l'éditeur.
3. N'envoyez jamais vos projets avec des programmes tels que Wetransfer. L'éditeur n'est pas toujours devant sa boîte mails et il a quantité de choses à faire (dont des dizaines et des dizaines de messages par jour, en plus du vôtre). C'est déjà beaucoup s'il vous répond (quand la session Wetransfer, justement, n'est plus valide...).
4. On imagine, et on comprend, que vous envoyiez un même projet à plusieurs maisons d'éditions. Mais, ce n'est pas pour autant une bonne idée que de le rappeler lourdement en mettant des dizaines d'adresses en copie. Armez-vous de patience et envoyez les messages un par un aux maisons qui vous intéressent, de préférence en appelant chacune par son nom dans le corps du message.
5. Pour les illustrateurs : chaque maison d'édition a son propre catalogue. Étudiez-le en long et en large. La plupart du temps, les illustrations qui nous arrivent n'ont rien à voir avec le "style" et le programme de la maison. De même dans le message d'accompagnement, il est pénible de voir que l'expéditeur ne connaît rien des livres de l'éditeur. Mais si vous ne vous intéressez pas à lui, pourquoi devrait-il, lui, s'intéresser à vous ? Cette réflexion vous évitera de prendre trop mal les réponses négatives.
6. Pour les auteurs : idem.
7. Pour les parents : il arrive parfois de lire des mails de personnes qui, en devenant maman ou papa, deviennent aussi subitement écrivain. Ça ne marche pas comme ça. Écrire est un métier, pas un passe-temps. Et ça ne s'improvise pas. Et si vous avez la chance d'avoir du talent, vous devrez de toute façon l'affûter à l'expérience, la patience et au travail.
8. "J'envoie un texte que j'ai écrit et que mon fils de 8 ans a illustré à votre petite maison d'édition". Le fait que ce soit une petite maison ne signifie pas qu'elle publie des histoires écrites par des petits, ou des choses plus faciles. Au contraire, elle sera plus attentive et sélective dans ses choix.
9. "J'ai un projet qui vous convient parfaitement. Ça vous intéresse ? Je peux vous l'envoyer ?" Quitte à s'asseoir à son bureau, à allumer l'ordinateur, à écrire un mail : pourquoi ne pas attacher directement la pièce jointe ? Répondre à un mail prend du temps et de l'énergie, surtout quand on en reçoit des dizaines et des dizaines par jour. Et deux points à méditer : a) comment l'éditeur peut savoir si un projet peut l'intéresser alors qu'il n'en a rien vu ? b) que votre projet convienne ou non, ce n'est pas à vous de le juger, mais à la personne à qui vous vous adressez. Trois erreurs d'un coup qui ne prédisposeront pas positivement votre interlocuteur.
10. Pour ceux qui DÉCIDENT d'envoyer leurs projets par la Poste, il ne vous sera PAS restitué, à moins que le site de la maison d'édition ne vous assure expressément le contraire. Réfléchissez donc bien avant de faire votre envoi, pour ne pas le regretter ensuite (et surtout le redemander).
Voili-voilou. Il y a 2 ou 3 minuscules détails que je nuancerais. Mais c'est une belle occasion d'avoir un avis autre, un avis d'éditeur, un avis d'excellent éditeur, alors je me tais :-x
Belle journée !
mardi 25 février 2014
Une princesse au théâtre
Notre Princesse qui n'aimait pas les princes, à Lionel Larchevêque est moi, passe dès demain sur scène et pour une semaine, soit les 26, 27, 28 février, 1er, 2 et 5 mars au Pocket Théâtre à Nogent-sur-Marne.
Bravos et mercis à la Cie La Môme Perchée, qui font face aux évènements et encaissent des désistements de groupe suite à la polémique, snif, et j'espère que les sièges vides seront vite re-remplis.
Belles soirées !
Edit : La page FB de l'évènement !
Infos pratiques :
Mercredi 26 février à 14h.
Jeudi 27 Février à 14h
Vendredi 28 Février à 14h
Samedi 1er Mars à 11h
Dimanche 2 Mars à 11h
Mercredi 5 Mars à 10h
Jeudi 27 Février à 14h
Vendredi 28 Février à 14h
Samedi 1er Mars à 11h
Dimanche 2 Mars à 11h
Mercredi 5 Mars à 10h
Uniquement sur réservation !
au 07.82.20.10.74 / lamomeperchee.diffusion@gmail.com
au 07.82.20.10.74 / lamomeperchee.diffusion@gmail.com
lundi 24 février 2014
La musique commence dans les bois...
Premier vrai cours de lutherie ce samedi... Me voici donc l'heureuse détentrice de deux outils, de plein de planche de bois, et d'un début d'embryon de savoir sur l'art d'affûter ses ciseaux. Rigolez pas, dans ces quatre bricoles ramenées avec moi, il y a :
- un coeur d’ébénier
- un palissandre élevé en Inde
- un cousin du flamboyant
- une science millénaire
Joyeux lundi à tous :-)
jeudi 20 février 2014
Sibylle, le retour ♥♥♥
Le number 3 vient d'arriver dans ma boîte aux lettres, et c'est un vrai bonheur de retrouver la cop' Jenny, le beau Math, le cousin Charles, et toute la clique de Sibylle... Parce que oui, grâce à ma mémoire de poisson rouge, j'oublie les aventures que jai moi-même écrites ^_^ Bref, je suis vraiment contente. Ce tome-ci parle de chant, de chorale précisément, sur fond de mystérieux hold-up et d'épidémie d'inloverie. Super-Sibylle réussira-t-elle àse sortir de ce triple mauvais pas ?
Il faudra bien parce qu'on l'emmène en Irlande pour le tome 4 ;-)
Les images sortent du talentueux crayon de Kim Consigny,
chouchoutées par la super Flammarion Team.
Merci à elles toutes !
vendredi 14 février 2014
Ce soir, je barbe-bleue...
... et je n'en reviens pas du nombre d'âneries qu'on trouve à son sujet ! Alors juste pour rétablir 2-3 faits, du genre de ceux documentés, qu'on ne peut pas remettre en doute sauf mauvaise foi patentée :
1. Perrault n'était pas misogyne ! Au contraire. Les femmes, à qui on n'enseignait pas le latin, étaient les alliées naturelles des Modernes contre l'ennemi commun, les Anciens (aka La Fontaine, Boileau (le pire !) et la clique). Perrault, d'ailleurs, dédie son recueil à la nièce du roi, alors que La Fontaine dédiait le sien au Dauphin.
2. Évidemment que le conte est i-ro-nique (ta mère) ! la curiosité n'est pas un si vilain défaut puisqu'en l'occurernce elle sauve la vie de notre héroïne dégourdie (qui au passage ramasse l'héritage et case soeur et frères). Et le malin au fond de la classe qui suggère qu'ils auraient pu vivre happily ever after si elle était restée sage, m'expliquera alors ce que la première femme foutait là.
3. Alors oui, figure populaire de l'Ogre, Landru, Henri VIII et Gilles de Rai. Oui oui. Mais Barbe-Bleue est aussi et surtout une réécriture parodique de Psyché & Cupidon, conte que justement La Fontaine (oui encore lui) avait fait paraître en 1669 et qui avait fait pas mal causer, même que Louis XIV avait demandé à Molière d'en faire un ballet. Perrault, lui, propose une version qui se passe de l'intertexte antique. Et toc.
Bref, il ne faut pas lire le conte à l'aune de ses moralités, mais bien les moralités à l'aune du conte, pour percevoir l'antiphrase, figure reine de l'ironie, alliance heureuse de l'humour et du sérieux, qui n'échappait pas à ses complices conteuses (Mlle L'Héritier, Mme D'Aulnoy, etc.), ni bien sûr à Mademoiselle, la nièce du roi qu'on s'apprêtait à marier en fonction des intérêts du tonton... C'est "la morale très sensée qui se découvre plus ou moins selon le degré de pénétration de ceux qui les lisent", un sens de la mesure qu'on ferait bien de remettre au goût du jour.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute ;-)
Bonne nuit le monde !
Ps. Non, non, j'ai pas dit "pénétration", c'est une citation, pardon pardon !
mercredi 12 février 2014
mardi 11 février 2014
C'était hier.
Lundi 10 février. Ma Princesse qui n'aimait pas les princes se prenait quelques tomates sur Europe 1, un rapide passage sur Canal + et puis, surtout, cette demande d'interdiction en biblitothèques...
Je ne viens pas pour la défendre. Du haut de ses 4 ans de papier, elle est bien assez grande. Je pourrais à la limite m'étonner que cette blonde princesse toute de rose vêtue et sa fée en talons hauts heurtent les stéréotypes féminins, mais ce ne serait pas complètement honnête de ma part.
Je ne viens pas non plus défendre mon droit d'écrire sur ce que je veux comme je le veux... Par bonheur mes éditeurs ne le remettent pas en cause et l'avis de M. Copé sur la question m'importe peu. J'écris pour mes lecteurs, et non pour mes non-lecteurs, ce qui serait un peu con, convenons-en.
Je ne viens pas cependant condamner ces non-lecteurs. Tous ces parents qui ne veulent pas de "ce genre de lecture" pour leurs enfants. Chacun essaye de transmettre ses valeurs à ses enfants, ce qu'il a de plus précieux, de plus important... et que ces valeurs ne soient pas les mêmes que les miennes est, je trouve, plutôt une bonne nouvelle. C'est le signe d'une démocratie plurielle. Perso, j'ai écrit La Princesse qui n'aimait pas les princes pour ouvrir le dialogue, entre gens qui ont envie de s'écouter, de se comprendre. Pour se taper dessus, je conseille plutôt l'annuaire téléphonique. Bien épais et imprimé avec l'argent public, ce serait bête de se gêner.
Non, si je viens aujourd'hui c'est parce qu'il y a un droit fondamental qui est menacé, LE droit, peut-être même : celui d'avoir le CHOIX (C'est pas lui qu'on appelle Liberté ? Si un philosopheux veut bien confirmer...). Parce que moi aussi, forcément, j'élèves mes enfants dans mes idéaux -je n'ose pas parler d'idéologie, le bordel qui est dans ma tête n'est pas assez cohérent pour ça-, n'empêche j'ai forcément une petite idée de ce qui pourrait être pour eux une vie réussie. Mais ce schéma-là est le mien, il leur en faut d'autres pour choisir, et ces divers sons de cloches, c'est à la bibliothèque qu'ils résonnent. Alors non, on n'enlève rien... Ni ma Princesse, ni Petit Ours Brun et son papa qui lit le journal pendant que maman fait la vaisselle, ni Dora et ses exercices d'éducation pavlovienne, ni Tintin et ses propos racisto-mysogynes, ni les manuels de management qui enseignent à devenir les maîtres de l'univers, ni la Bible d'où s'élèvent les cathédrales, ni le Coran et le frisson de ses chants, ni Mein Kampf, ni Le Petit Livre Rouge, parce qu'ils font partie, eux aussi, de notre Histoire, celle avec la grande hache comme disait l'ami Perec, qu'on n'enlèvera pas non plus, évidemment. Rien. On n'ôte rien. On prend l'humain dans son entier, et c'est dans ce vaste fatras que mes enfants, vos enfants, leurs enfants, trouveront leur propre chemin d'humanité.
Voilà. C'était juste pour dire ça. Et pour l'anecdote, hier c'était aussi mon anniversaire. 35 ans. 35 ans de belle liberté et de choix assumés. Dieu, l'État, ou qui que ce soit, faites que ce même petit vent porte mes enfants dans 35 ans.
Parce que c'était hier, mais qu'en vrai c'est pour demain. Des bises les humains ;-)
dimanche 9 février 2014
La 13e Foire aux Tandems est ouverte !
C'est chez Charlotte Jouenne
et il y a de petites merveilles.
Par exemple, juste pour vous allécher...
Les grands méchants loups de Bruno Liance :
La compteuse de gouttes de Rebecca Galera :
Un air d'aventure avec Stéphanie Nicolas :
Et plein d'autres belles choses encore...
Bonne Foire à tous !
jeudi 6 février 2014
Les jumeaux venus du froid...
De faux jumeaux, certes. Le premier naît sous les gouges d'Olivier Philipponneau et de Raphaële Enjary, et sort aux éditions MeMo en tons directs sur un beau papier mat (*__*), le second est un bébé du Père Castor avec les pinceaux de Clotilde Perrin et des paillettes de neige en vernis sélectif sur la couv (*__*). Inutile de vous dire que la maman se porte très très bien... On les trouve dans toutes les bonnes librairies, dans mes étagères pour un éventuel swap, ou là & là (ho un coup de ♥ Fnac !) ou là & là (oups, le 12 février, ça ira ?). Une petite bise, parfumée au Labello, et à bientôt !
La peur de lire...
Zélie, ma grande, 11 ans, n'a jamais aimé lire... et j'avoue que ça ne m'a jamais vraiment inquiété. C'est une petite fille intelligente, bien dans sa peau, je me disais que ça viendrait... Tout allait bien, pourquoi jouer à la mère stressée ? Mais je me suis apperçue cet hiver, qu'en réalité non, tout n'allait pas bien. Le premier déclic a été de voir Zélie en larme, parce qu'elle avait été ce jour-là à la bibliothèque avec sa classe. La bibliothèque en soi, ça va, on y va peut-être plus souvent qu'au Spar, mais il y avait cette fois les copines : "Elles ont toutes pris des gros livres, et moi je sais paaaas..." "Tu sais pas quoi ?" "Je sais pas liiire" "Pardon ?" "Nan je sais paaas". Bon. En tout cas il y avait un truc qui ressemblait à une souffrance là, et visiblement au jour d'aujourd'hui, c'est une tare de ne pas aimer lire (tant mieux peut-être, je ne sais pas). Par chance, ce premier déclic est entré en écho avec un autre, lu peu avant dans Chagrin d'école de Pennac (♥). J'ai tout aimé dans ce livre, mais une page m'a particulièrement touchée, celle où il compare le texte littéraire à un grand bassin où il faut dans un premier temps accompagner l'enfant. Cette jolie métaphore était elle-même entrée en écho avec une expérience toute intérieure : celle de la découverte du solfège. Gaussez-vous si vous voulez, mais devant ces lignes de signes inconnus, qui sont sensées porter en vrac : un bout de notre histoire, le sens du beau et de l'émotion en barre, j'ai compris la détresse du môme de 11 ans qui ânonne devant ses phrases. Et je vous assure que ce n'est pas agréable et qu'il faut avoir une sacrée dose de confiance en soi pour prendre ça comme un challenge.
Donc de déclic en déclic, j'ai compris que Zélie ne savait effectivement pas lire... Elle barbote dans les mots, ok, mais dès qu'il s'agit de gros livres, elle se noie. On a raté le coche elle et moi, pour diverses raisons, mais il n'est évidemment pas trop tard. Il n'est jamais trop tard de toute façon, c'est juste de plus en plus dur. On a causé du problème et on s'est fait un plan d'entraînement : on choisit les livres en fonction de leur taille, parce que ça la rassure, et on se fixe 2-3 chapitres tous les soirs. Ils sont obligatoires, je les lis parfois au-dessus de son épaule, et je la félicite copieusement en cas de débordage. En parallèle, je prends un "gros" livre que je lis par chapitre le soir, comme ça, juste pour le plaisir et pour voir ce que cachent ces grosses briques de paperasse. On a commencé il y a peu, mais on s'extasie déjà sur la petite pile de livres lus qui commence à s'accumuler, on
crâne vaguement, surtout devant papa, on se paye le luxe de rendre deux fiches de
lecture à la prof en rentrant de vacances quand une seule était demandée (trooop dur de choisir, vous comprenez ;-). Pour l'instant ça marche, mais je sais qu'on n'est qu'au premier triton, la route va être encore un peu longue avant qu'elle puisse plonger le coeur léger dans les grosses vagues de la littérature. Mais presque tant mieux, c'est chouette ces petits moments à deux. Il arrivera bien assez vite le moment de...
Voilà, c'est juste un petit partage de 36-15mylife, comme ça... Non pas que ce soit grave de ne pas aimer lire (conduire / courir / jouer de la musique...) mais ce sont des horizons que l'on se ferme, et c'est toujours dommage. Sur ce je vous embrasse ;-)
Psssit. La double-présence de Séverine Vidal sur cette page n'est ni forfuite ni copinerie... Il s'avère que c'est avec elle que Zélie est en train de vivre ses premiers plaisirs de lectrice. Je crois qu'elle y a trouvé une écriture accessible, mais sans "facilisme", une écriture qui lui rappelle qu'elle est une petite fille de 11 ans intelligente. Du coup, je suis un tout petit peu jalouse et très très reconnaissante...!
mercredi 5 février 2014
Autour de Mélina...
... il y en a des gens formidables !
Merci les filles,
et merci Gabriel de nous avoir accueillies dans ta mare ♥
et merci Gabriel de nous avoir accueillies dans ta mare ♥
Article ici.
jeudi 30 janvier 2014
Mission Mots'leskine : J-11
Il y a 11 jours, je me lançais dans la sage résolution de ma cop Charlotte... 11 jours comme les 11 doigts de la main... 11 jours comme les 11 mois de l'année... un chiffre hautement symbolique qui impose un petit bilan. Tout petit, puisqu'il va se résumer en un mot : Positif.
Mais vraiment positif.
D'abord parce que ça m'a mine de mine remis le crayon à la main. Le coup du "une page", c'est du blabla : un mot, puis l'autre, et encore un paragraphe, et on referme le carnet mais on a encore une idée. On ne le dira jamais assez, mais c'est tellement vrai : écrire est une gymnastique quotidienne. Je l'avais un peu oublié... Je crois que je m'étais un chouïa assoupie sur mes premiers lauriers, attendant l'idée du sièle pour la coucher sur le papier. Heeee non, c'est pas comme ça que ça marche ! So, au charbon.
Positif aussi parce que c'est vraiment l'occasion de me recentrer. C'est que c'est bien beau de dire qu'on voudrait faire ça et ci, mais il faut s'en donner les moyens, et notamment PRENDRE le temps (que personne d'autre ne vous donnera), et donc PRENDRE du temps sur autre chose (eh oui). Prendre le temps donc, mais de quoi ? ben de s'informer, de se former, de regarder les autres, de nouer des contacts, de faire et de refaire. Parce que rien n'arrive tout cuit. Sinon ce serait trop facile, et tout le monde le ferait.
Donc je fais : je lis des bouquins sur le travail de scénariste, je me gave de documentaires, des envies, des thèmes, des univers se dégagent. Je n'ose pas trop vous en dire plus tout de suite, non pas par crainte de quoi que ce soit (jamais eu de secret entre vous & moi ;-), mais pour cause de ce sentiment bien connu des néophytes, celui de se retrouver tout nu et sans bouée, celui de se (re)sentir en danger. Je vais donc attendre que le bébé soit un minimum présentable... et/ou prendre une bouffée de courage. Mais positif, parce que pour moi, le vrai de vrai de danger c'est l'immobilisme. Alors, je me remets en marche, un pas après l'autre, on verra où cela me mènera. Je vous raconterai (si vous êtes encore là ;-)
Sur ce, je vous laisse avec une touche d''humour de grattouilleurs, qui marche tout aussi nickel pour des écribouillards...
Sur ce, je vous laisse avec une touche d''humour de grattouilleurs, qui marche tout aussi nickel pour des écribouillards...
... des bises les gens, et merci de passer par ici de temps en temps !
lundi 20 janvier 2014
Foire aux Tandems n°13, faites un voeu !
La nouvelle Foire aux Tandems se tiendra chez Charlotte Jouenne jeune activiste de la blogosphère, mais aussi excellente amie et mère de mon adorable filleule ^_^. Bref, ça me fait bien plaisir de vous inviter à vous promener chez elle ! Les infos pour participer à cette nouvelle édition sont là.
Je profite aussi de l'occasion pour me joindre à son projet Mots'leskine et aux Mignon'leskine de Baptistine et Agnès, entre autres. Le principe est celui d'une page par jour (au moins?) pendant un an. J'attrape le train avec un peu de retard (on est déjà le 20 !!), mais aussi avec un peu d'avance puisque cela fait 5 ans que je moleskine quasi-quotidiennement. Mais quasi justement. Je ne me suis jamais fixée d'obligation. Et surtout surtout (et ceux qui me connaissent bien et qui supportent mes ronchonnements depuis de longs mois le savent) j'ai besoin de changement. Il faut que je fasse autre chose. Absolument. Virer du côté obscur des adultes ? Verser dans le journalisme ? Concrétiser mes essais de BD ? Je me cherche encore, mais cette opération Mots'leskine sera l'occasion de mettre tout cela sur le papier. Donc mon défi sera : une page par jour "d'autre chose", et des petits bilans régulièrement pour vous tenir au courant. Hop, c'est signé de mon sang. Mais si. Joyeux lundi !
![]() |
| © Agnès, qui en plus est excellente musicienne. Grrr. |
vendredi 17 janvier 2014
Pause ciné
Les aventures du Prince Ahmed,
by Lotte Reiniger, en 1926.
Les pop-corns sont autorisés.
Bon visionnage !
jeudi 16 janvier 2014
Des goûts et des couleurs
Mon pote astrologue m'avait prévenue : à la quarantaine, paf, l'ascendant prend le dessus. Out les envolées du verseau, tu te retrouveras à cocooner taureau. Bon, je ne sais pas si c'est la faute aux étoiles ou plus pragmatiquement celle de la neige et du froid, mais le fait est que j'ai le casanièromètre qui bat tous les records en ce moment. Alors autant en prendre son parti, et se lancer dans de petits défis cuisine (rien de trop compliqué non plus, hein faut pas abuser, si j'y mets trop de zèle je risque de me retrouver un jour à repasser... prudence est mère de liberté !). Tout ce blabla pour vous dire que j'adore ce site, et qu'il a l'avantage d'associer le bon au beau. Si. Courez-y. Ici. Mille bises !
mercredi 15 janvier 2014
Il y a 13 ans...
... je devenais maman. C'est une identité que j'ai toujours un peu de mal à comprendre, mais qui m'émerveille depuis le premier instant. Joyeux anniversaire mon grand, et merci pour ces 13 ans ♥
mardi 14 janvier 2014
Coucou mes wonderlecteurs
... et belle belle belle année ! Que tous nous trouvions l'énergie de réaliser les projets qui nous tiennent les plus à coeur. L'énergie, ai-je bien dit, et non le temps, car pour ça, désolée, il n'y aura pas de supplément... Ce sera pour tout le monde 24 x 265 heures, soit 35040 heures à répartir entre nos priorités... Pardon aussi pour la loooongue absence... la plus longue, je crois, de l'histoire du Wonderblog. C'est un peu dû à de génialissimes vacances en Turquie, et un peu aussi par l'envie de ne pas parler pour ne rien dire (remarquez, ça passe vite ^_^). Bref, me revoici, et j'espère qu'il restera quelques personne pour me lire (en tout cas, il y a toujours ma mère assise au premier rang, merci maman ♥). Re-bref. Pour ouvrir l'année une promenade en Corée pour notre petite Pouce ! avec Amélie Graux chez Père Castor. Un peu loin pour un si petit bout mais heureusement il emmène son doudou ;-)
Aussi, là, dans les jours à venir : les premières sorties 2014... Soit :
1, 2, 3 banquise avec Olivier Philipponneau et Raphaële Enjary chez MeMo. Le lancement est prévu le 23 janvier à la librairie l'équipage dans le 20e. Vous pouvez suivre le projet sur sa page FB.
et Le bonhomme et l'oiseau avec Clotilde Perrin chez Père Castor
Et puis et puis, très vite, des premiers retours de mes premiers cours de lutherie !!! So exciting.
À bientôt donc ! 2014 bises ♥
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