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mercredi 13 juin 2018

La graine

 
A quoi pense la graine
Dans le creux de la terre ?

Peut-être qu’elle hésite
Entre racine et tige,
Prise dans le double appel
Du centre et du soleil ?

Sait-elle si elle prépare
Une herbe ou bien un arbre,
Une rose délicate,
Une fleur de baobab ?

Est-elle curieuse enfin,
Du chemin
Qu’elle empruntera demain ?

Qui la cueillera,
Enfant, amant, poète ?

Qui l’accueillera,
Verre, vase, dictionnaire ?

Ou peut-être après tout
Qu’elle restera là,
Oubliée de tous,
Sauf du temps qui passe…

Alors son cœur séché
Pourra ensemencer
Les rêves de la prochaine année.

jeudi 7 juin 2018

Nina à Gennevilliers ♥






C'est un bien beau prix que nous a accordé la ville de Gennevilliers, celui des parents, l'occasion de dire tout le bien que je pense de ce maillon tellement essentiel de notre belle chaîne du livre... 

Lorsque je présente mon métier, je dis souvent que j’écris pour les enfants. Mais je sais que c’est faux. Nombre de mes livres s’adressent à des lecteurs qui n’ont pas l’âge de lire. Mes livres ont besoin de la voix de l’adulte, parent, enseignant, bibliothécaire, pour exister, tout comme un texte de théâtre a besoin de ses acteurs. 

Mais même mes livres qui s’adressent à des enfants un peu plus grands ont besoin des adultes, de leur accompagnement. Et c’est particulièrement vrai pour Nina. L’artiste Nina, son œuvre, mais aussi son combat, la figure de Martin Luther King, la lutte pour les droits civiques sont inconnus de l’immense majorité des élèves de ce pays. Ils savent le drame de la 2nde Guerre Mondiale, mais quand on leur parle de lois racistes dans un pays démocratique, d’une banale ségrégation d’état, cela leur apparait comme  un sujet de dystopie…  Alors même que Martin Luther King est mort il y a à peine 50 ans, le 4 avril 1968… alors que l’Amérique est entre les mains d’un suprématiste… alors, aussi, que notre propre pays traite si mal nos sœurs et frères qui fuient la guerre ou la misère.

Nous sommes, nous adultes, le maillon essentiel entre l’Histoire et le Maintenant, entre les histoires et les enfants. C’est là notre responsabilité, notre devoir et notre poids. Merci d’y avoir associé Nina. 



mercredi 30 mai 2018

Valognes Adventure

Quand l'école, la médiathèque et l'école de musique 
se rassemblent autour de Nina... Wouha, quoi.

Merci pour cet accueil incroyable !

*___*






samedi 19 mai 2018

Furieusement Furiosa




Mais que je l'aime cette manifestation !!! De vraies rencontres, avec de vrais gens, pour écrire de vrais textes, et les donner à lire vraiment.  Cherchez pas le grain d'artifice là-dedans, il n'y en a pas. L'occasion de faire le plein de sens une fois par an. Merci pour cette nouvelle invitation, et à très vite j'espère.















mardi 1 mai 2018

Sortez vos tandems !


Le calendrier du jardinier est formel : il est l'heure de planter vos idées.
Ne ratez pas l'occaz : c'est chez Marie-France que ça se passe, 
et si vous hésitez... ben... faut pas :-P


Joyeuses rencontres et beaux projets !

mercredi 14 mars 2018

Et Zébulon eut sa chanson !


Grâce aux Trois petits accords de Nicolas, un instit un peu dingue qui a envie que ses petiots attrapent l'amour des mots en musique... Un grand grand grand merci à lui, pour cette surprise un peu magique.  À écouter sur le blog : Trois petits accords. Joyeux jour à tous :-)



Avec Raphaële et Olivier et les éditions MeMo bien sûr !

lundi 5 mars 2018

Anne Sylvestre ♥


Un grand merci à La Voix du livre de m'avoir proposé de participer à son aventure de mars : 31 femmes parlent de leur admiration pour 31 femmes. L'occasion de raconter un peu ma vie avec Anne Sylvestre, une voix qui m'accompagne depuis, pfiou, encore plus que ça. C'est à lire ici. Les mots d'amour sont les bienvenus dans les commentaires : je suis partageuse ;-) Et j'en profite pour faire une petite playlist des chansons citées au fil du texte. Joli jour à toutes et tous.




















lundi 29 janvier 2018

Le bonhomme de neige nous donne de ses nouvelles :-)




Le bonhomme de neige poursuit son voyage : il serait devenu sac et poupée dans L'école petite section d'Isa, et même chanson grâce à Nicolas sur le blog 3 petits accords. Merci à ces Super-Instits de faire ainsi vivre nos livres 




Seras-tu capable de ne pas sourire ?

mercredi 10 janvier 2018

Mon petit fillot, le Bibliotacot ^_^




Vous êtes tous conviés samedi au baptême de mon filleul : 
 le Bibliotacot !

Regardez comme il est beau  
Je rencontrerai en même temps ses papas et mamans, 
tous ces passionnés qui le conduisent de place en place...  


Ils s'en servent pour promener nos livres dans les campagnes pour leur faire rencontrer des enfants, histoire que nos petits personnages ne s'ennuient pas trop dans leur maison de papier. Evidemment, ce genre d'initiative foldingue et géniale sera remis en cause par les projets de la SCELF (que si tu n'as pas encore signé la pétition tu y files fissa.... c'est ici... j'attends... c'est bon ?... Tu l'as forwardée à tous tes contacts ?... on y retourne... ok ? merci merci, c'est important), mais on fera semblant de ne pas le savoir pour s'amuser encore un peu à se raconter des histoires. Vendredi 12, Olivier Philipponneau viendra rencontrer les classes autour d'ateliers gravures. Je les rejoins samedi autour de ce beau programme  :


L’Atelier médiathèque :
10h30, mon intronisation comme marraine ^_^ 
Rencontre et lecture d’albums pour petits et grands à la Médiathèque. 
Suivie d’une séance de dédicace avec la Librairie Bagot.

14h, on se retrouve au Cinéma Le Royal
Programme gratuit, pour tous les enfants (et les parents), autour des livres pour enfants et des films d’animation pour la jeunesse.

14h30, «Un conte peut en cacher un autre», Film d’animation de Jakob Schuh et Jean Lachauer (France, 2017, 1h01). A partir de 6 ans. 
Entrée libre.



15h30, goûter offert par l’association Ciné Condé.

16h30, «La cabane à histoires», film d’animation de Célia Rivière (France, 2017, 0h50). 
A partir de 3 ans. Entrée libre.


17h30, «Bye Bye le Bibliotacot et à bientôt !»



Bref : beaucoup de trucs chouettes et gratuits !! J'en connais qui ne vont pas être contents... (vous avez pensé à partager la pétition sur FB bien sûr ? et à Tante Léonie ? Merci merci !!)

Un grand merci à Isabelle Vazard et à toute son équipe. 

À samedi ! 






mardi 26 décembre 2017

Trêve de confiserie !


En novembre dernier, Le Monde Diplomatique publiait un long article sur la Littérature Jeunesse (youpi) ressassant les mêmes éternels clichés (pas-youpi)... Le titre, remarquez, annonçait la couleur : De la guimauve pour la jeunesse. Avec une bande de collègues masqués (certains éditeurs ou trop exposés) ça nous a agacé, et on a voulu répondre par un petit courrier. Notre droit de réponse n'a pas été publié. Tant pis, on le met ici ! On ne sera lu que par des convaincus, et c'est bien dommage, mais le silence est pire. Des bises à chacun chacune, et aux lecteurs, lectrices, médiateurs, médiatrices, à celles et ceux qui font vivre nos livres, on compte sur vous pour continuer à les servir sans modération  





Lettre ouverte en réponse à l’article « De la guimauve pour la jeunesse », d’Olivier Barbarant, Le Monde Diplomatique n°764 de novembre 2017
Les auteurs, autrices, éditeurs et éditrices jeunesse se réjouissent toujours lorsqu’un grand journal à forte audience tel que Le Monde Diplomatique consacre un article dans ses pages à la Littérature Jeunesse, domaine éditorial méprisé par les médias.
Hélas, trop souvent, sa richesse et sa qualité sont bien mal représentées, et l’auteur de l’article en question ne déroge pas à cette règle. Il livre de la Littérature Jeunesse une image tout à fait incomplète, très négative et assez désespérante... alors qu’il s’agit d’un secteur non seulement très dynamique mais surtout beaucoup plus vaste que le filtre très restreint choisi par l’article ne le laisse croire.
L’ intention de l’auteur était pourtant intéressante : le succès de certains ouvrages en Littérature Jeunesse et les attentes scolaires entraineraient des risques de normalisation, pouvant impacter gravement la qualité des ouvrages pour la jeunesse. C’est vrai, de nombreux exemples de « guimauvisation » existent et l’auteur en donne quelques-uns. Mais combien d’autres œuvres auraient pu être citées en contre-exemples ! Surtout en France où nous avons une production particulièrement audacieuse et engagée que le monde entier nous envie et nous achète ! Étrangement, l’auteur ne cite pratiquement que des traductions anglo-saxonnes à succès…
Autant dire que cet article nous a beaucoup déconcertées.
Nous ne savons pas quoi penser d’un article critique qui se clôt sur un appel urgent au tri, mais qui ne parle que de Cherub et des Cabanes Magiques, séries archi-commerciales s’il en est, et qui invisibilise ainsi tout un pan de la Littérature Jeunesse, notamment celle qui est française.
Nous ne savons pas quoi penser d’un article qui semble si peu au fait des pratiques du corps enseignant que les auteurs et autrices jeunesse connaissent bien, puisqu’ils et elles visitent les classes de toute la France tout au long de l’année. Ce sont leurs ouvrages qui sont utilisés en classe le plus souvent, et rarement les best-sellers anglo-saxons, qui n’ont guère besoin de l’école pour être lus. Les enseignant·es·qui invitent les auteurs et les autrices dans leurs classes font un travail formidable auprès des élèves, pour leur faire découvrir autre chose. Ces passeurs et passeuses connaissent le meilleur « outil de tri » qui soit : lire les livres pour la jeunesse. 
Nous ne savons pas quoi penser non plus du choix du Monde Diplomatique de publier cet article, sans avoir, par exemple, consacré quelques lignes au prix Vendredi présenté comme l'équivalent du Goncourt pour la littérature jeunesse et qui vient d’être décerné à Anne-Laure Bondoux pour son si beau roman, L’Aube sera grandiose, publié chez Gallimard. Pourquoi ne pas avoir parlé de la récente sélection des Pépites, prix qui sera remis en décembre pendant le Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, l’un des plus importants salons d’Europe, celui-là-même qui accueille chaque année, comme le souligne d’ailleurs l’article, quelque 175  000 visiteurs ? Pourquoi ne pas avoir évoqué le prestigieux prix international Astrid Lindgren, « Nobel de la littérature jeunesse », décerné en 2016 à Meg Rosoff, autrice anglaise dont il faut d’urgence découvrir les romans passionnants, et décerné en 2017 à l’illustrateur allemand Wolf Erlbruch... oui, celui-là même qui a illustré l’excellent album La petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, ainsi que bien d’autres albums, tous traitant merveilleusement du sens de la vie avec humour et pudeur. Pourquoi préfère-t-on, en France, s’alarmer sur le fait que les jeunes ne lisent plus ou qu’ils lisent des livres de mauvaise qualité (et que c’était mieux avant), quand partout ailleurs on reconnaît la Littérature Jeunesse comme étant l’égale de la Littérature Générale ?
Pourquoi ne pas avoir plutôt cherché à découvrir et à faire connaître aux lecteurs et aux lectrices du Monde Diplomatique la multitude d’ouvrages pour les tout-petits, les enfants et les adolescents, qui foisonnent de talent et de créativité, et que bibliothécaires, enseignant·es et libraires s’évertuent à faire connaître, dans un mépris médiatique incompréhensible ? Mieux médiatiser ces ouvrages de qualité ne serait-il pas pourtant le meilleur moyen d’aider les parents et l’école à faire leur choix au sein d’une surproduction il est vrai inquiétante ?
Car ces 12,66% de livres enregistrés à la BNF fourmillent d’enjeux passionnants. On touche à l’éducation, à la création, et à ce qu’on veut laisser aux générations futures. De toutes parts, des spécialistes se penchent sur le domaine, de très près… L’Afreloce (L’Association Française de Recherche sur les Livres et les Objets Culturels de l’Enfance) rassemble des dizaines d’universitaires, balayant l’ensemble du spectre, de l’album cartonné à la littérature pour jeunes adultes, dans des perspectives historiques, sociologiques, esthétiques… La Charte des Auteurs et Illustrateurs, côté auteurs et autrices, ainsi que le SNE (Syndicat National des Editeurs) côté maisons d’édition, font un travail formidable pour la reconnaissance de cette littérature et de ses créateurs et créatrices.
La littérature jeunesse est un magnifique sujet, si et seulement si on veut bien la traiter comme un véritable sujet, et non juste répéter inlassablement les mêmes clichés navrants en ajoutant ci-et-là un peu de Rabelais pour se donner l’air savant. Évidemment, cela demande un vrai travail d’information, de documentation... et de lecture des œuvres, de façon plus diversifiée et curieuse qu’en les piochant dans les rayons des best-sellers anglo-saxons.
Mais si même Le Monde Diplomatique se met à faire de la guimauve, où va-t-on ?

Le Collectif des ConFiseurs et ConFiseuses de la Littérature (constitué d’auteurs, d’autrices, d’éditeurs et d’éditrices jeunesse)

dimanche 24 décembre 2017

Calendrier de l'Avent #24 : Jeanne Robillard


Le jour #24 c'est celui du GROS chocolat, alors je vous ai dégoté une Pépette spéciale, non pas une nouvelle illustratrice, mais tout un nid ! Celui que Jeanne Robillard a tissé dans sa galerie du 106 Rue de la Folie Méricourt. Vous y retrouverez quelques unes des artistes croisées ici, comme Clémence Pollet, Albertine, Raphaële Enjary, mais aussi plein d'autres : Ilya Green, Géraldine Alibeu, Rebecca DautremerFanny Ducassé, et d'autres encore, toutes pépettes en or 240 carats au moins... Je vous propose une petite sélection fidèle à l'esprit de ce calendrier (originaux maxi 50 euros - cliquez sur la légende), mais prenez le temps d'y plonger et d'admirer les mille et une facette de ce wonderjob qu'est l'illustration pour le jeunesse. Sur ce, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter d'excellentes fêtes, des vraies, sincères, humaines, parfaitement imparfaites et gravement légères, des fêtes qui vous ressemblent... Merci à toutes et tous, à celles qui m'ont confié leurs oeuvres, et à ceux qui les ont  aimées, partagées, achetées, merci merci m'avoir suivie encore cette année 







 Julia Chausson, Chat rouge, gravure sur bois, 33x25 cm, 35,00 € 




samedi 23 décembre 2017

Calendrier de l'Avent #23 : Elisa Géhin




J'adore j'adore j'adore son travail et suis super contente, en ce 23e jour du mois, de vous proposer cette série de pochoirs signés Elisa Géhin... Il sont au format 22,5 x 32 cm, à encadrer en 24 x 32, et vous sont proposés au tout petit prix de 25 euros. Ils sont pétillants, chics, et uniques ! N'attendez pas trop... Le contact est là. Bon samedi et jolis préparatifs à toutes et tous :-)





vendredi 22 décembre 2017

Calendrier de l'Avent #22 : Caroline Ayrault

Jour #22, le grand barbu brosse ses bottes et nous on approche des toutes dernières Pépettes de l'Avent !! Ce décembre a filé décidément beaucoup trop vite... Et donc pour cette avant avant dernier volet de notre calendrier 2017, une Pépette tout à fait nouvelle ici, mais qui a moult et moult super livres à son actifs : Caroline Ayrault ! Elle nous confie ces aquarelles au format A5 (14,8 x 21 cm), déjà encadrées, et a eu la gentillesse des les ramener aux 50 euros réglementaires (normalement c'est beaucoooup plus !  un grand grand merci à elle ). Si vous voulez en adopter un, c'est maintenant et c'est ici.
Joyeux vendredi :-)








jeudi 21 décembre 2017

Calendrier de l'Avent #21 : Xavière Broncard


17 x 12 cm, 13 euros
Jour #21, celui du solstice, l'entrée de l'hiver et le bout du tunnel, quand commence à revenir la lumière :-) Pour cette longue nuit et ce tout petit jour, je vous propose ces linogravures de Xavière Broncard : tout petit prix mais maxi tendresse. Il s'agit d'impressions à la cuillère avec une encre noire, sur du papier 300g, en tirages limités à 10 exemplaires, numérotés et signés sous la gravure. Je vous laisse voir les détails sous chaque illustration, et contacter directement Xavière via sa boutique en ligne. Happy solstice !


11 x 11 cm, 10 euros

11 x 11 cm, 10 euros


11 x 11 cm, 10 euros