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samedi 16 février 2013

Ze Couv !



Eh oui, comme la grande majorité d'entre vous, l’éditrice et moi avons craqué sur la deuz ! Voici donc la couverture du petit 3e avec Claire. J'AIME. Dès que c'est officiellement officialisé sur un contrat de papier, je vous dévoile aussi la très chouette maison qui a accepté de l'accueillir. Juste, pour l'instant, je peux vous assurer qu'on est ravies :-D

Alors un grand Youpi (avec une special-dédicace à Sandrine ;-)  !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...


Un livre tout en délicatesse by Séverine Vidal et Cécile Vangout.

X-    comme X

Peut-on parler de tout avec des enfants ? Oui bien sûr, et personnellement, je trouve qu'on en a même le devoir. Le monde qui les entoure est le leur et notre boulot est juste de le passer, de le rendre audible, lisible. La violence, le sexe, la mort, tout cela en fait parti et si on ne les distille pas petit à petit, ils risquent de se les prendre comme une claque plus tard. Après, pour ma part j'adhère à ce que Susie Morgenstern appelle "le devoir d'optimisme". En gros leur dire que si si, on peut changer les choses et que si si, la vie vaut le coup d'être vécue. Finir sur une note d'espoir, quoi. Mais sans nier la difficulté.

Au bord des larmes...




Parce que ça fait longtemps, et parce que ça fait tellement écho à ce que je pense, à ce que je dis, à ce que j’écris... Enfin, non, en réalité c'est moi qui en suis l’écho, pour avoir grandie à l'ombre de la grande dame. Merci maman ;-)

vendredi 15 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


Croquis croquant craquant d'Hokusai, encore.

L - Comme Lavis. 

Et comme léger. Ben....là c'est mon expérience...c'est rare qu'un lavis d'aquarelle soit trop léger, à mon gout. Car on veut faire ressortir le dessin, pas le noyer dans des grosses couleurs lourdingues. Ceci est d'autant plus vrai quand on a un trait fin.

jeudi 14 février 2013

Couv, couv, couv ou couv ?


Elles sont toutes belles, mais il fallait en choisir une... Je vous dévoile laquelle demain. En attendant, vos paris (en Carambars) sont les bienvenus. Merci à Claire pour ce projet al dente que j’espère pouvoir vite vite vous dévoiler tout à fait ! Que de mystères, Albert.

Joyeuse nuit !






ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...



Le conseil en K de Charlotte (bien joué, c'est une lettre qui compte double, au moins). 

Bonne lecture et à demain pour le L !

Version fesses nues by Hokusai

K - Comme Karaté.

Je reviens avec ma philosophie orientale bon marché (mais vraiment je vois dans le dessin quelque chose qui se rattache à la fabrication d'un mandala) Les sports de combat qui préconisent d'accompagner un mouvement plutôt que de s'opposer, dans la vision du monde qu'ils impliquent ont beaucoup à apporter. Songez que le texte que vous illustrez est un adversaire qui s'approche....et plutôt que de l'abattre, vous suivez son mouvement. Ce conseil est une libre réflexion sur la lettre K. Bien sûr le texte n'est pas un adversaire, mais vous êtes au dessin ce qu'il est à l'écrit. Dans ce moment vous êtes son mime, mais en même temps vous ne lui êtes pas soumis.
Par ailleurs, j'ai ( très peu) fait du jujitsu ( maintenant je nage) et je conseille ce sport aux illustratrices (teurs) qui auraient besoin de prendre de l'aplomb. De façon générale, la pratique d'un sport au moins une fois par semaine me semble tout à fait nécessaire pour des gens qui pour beaucoup d'entre eux sont souvent seuls et souvent travaillent chez-eux. Vous savez, s'oxygéner les neurones, socialiser ailleurs que sur les réseaux sociaux, tout ça quoi...les dessinateurs peuvent vite devenir ours ( enfin, moi oui, et j'en ai croisé quelques beaux spécimens) alors que justement, justement, leurs dessins s'adressent au monde. Ce monde il faut oser l'affronter physiquement ( nous qui sommes tout de même beaucoup dans le symbole, le concept, l'intellect) une fois de temps en temps sur une base régulière. C'est une question d'hygiène. Ceux qui me diront que le dessin est un exercice physique me diront où sont leurs courbatures, avant de se rendre à la lettre H.

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...


Houlala... Mon blog est en train de se transformer en une galerie d’ancêtres...
C'est grave docteur ? Ici, Schopenhauer.

W- Who, when, why, what, where ?

Il s'agit d'une règle journalistique (tic tic) mais vous pouvez aisément l'utiliser dans la fiction. En gros, on définit un contexte, avant de se lancer dans le texte. Et pourquoi pas se baser sur quelque fait historique, obscur ou connu, qui vous touche particulièrement ? Choisissez votre date et lancez-vous. Si votre noyau est suffisamment fort, vous n'aurez qu'à le dérouler de la manière la plus claire possible. C'est Schopenhauer qui disait « La première — et pratiquement la seule — condition d’un bon style, c’est d’avoir quelque chose à dire. ». Et des trucs à dire, y en a !

Bonne journée :-)

mercredi 13 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


Illustre co-Caennais.
Si sa présence vous intrigue, c'est ici.

J - Comme Jeter. 

Et oui. On garde les dessins finis, et ceux qui représentent les étapes d'un projet, mais....il faut parfois 15 ou 50 dessins pour en réussir un, alors, on a intérêt a avoir une bonne corbeille. S'acharner sur un dessin raté est une perte de temps.

mardi 12 février 2013

Pierre de poche !



Petit, souple, pas cher... Pierre se glisse désormais dans toutes les bourses ! Avec toujours les suuuuuuperbes illustrations de Célia Chauffrey. Une bien chouette nouvelle :-) A retrouver chez votre libraire préféré ou en ligne ici ou là pour le prix de 5,50 euros.

Bonne lecture !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...

Hop, le conseil du jour, by Charlotte Sjöstrand. Merci !
 
Atelier de Francis Bacon, visible à 10 min de chez moi, là.

I - Comme Innover. Et investir. 

Alors oui, le mauvais artisan se plaint de ses outils, mais il faut longtemps tâter de tout. Je suis une grande adepte des fonds de cale de magasins de beaux arts en cessation d'activité. Je fréquente assidûment ebay et le bon coin à la recherche de vieux lots de plumes, pinceaux, papiers, encres...que je n'utilise peut-être pas toujours mais qu'au moins j'aurais tenté. D'autres moins radins que moi achètent le dernier cri du feutre et autres aérographes ou stylos numériques, et je trouve ça génial, d'une façon générale se renouveler techniquement, quel que soit le budget. Ça ne se voit pas forcément au résultat final. Mais c'est une part intégrante du plaisir de la découverte qu'est le dessin, cette attitude de curiosité technique apporte sa dynamique au résultat, pas forcément donc, le résultat formel, mais plutôt le nerf.

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...


Whou, une cigarette ! Il en faut bien peu pour se sentit transgressif aujourd'hui...

V-    Va-et-Vient

Je pique la citation proposée par ma copine Anne-Gaëlle Balpe qui l'a elle-même piquée au grand Roald Dahl : " Au moment où j’approche de la fin d’une histoire, la première partie aura été relue et modifiée et corrigée au moins 150 fois. Je me méfie et de la facilité et de la rapidité. Bien écrire, c’est essentiellement réécrire. Je suis certain de cela." Ben moi aussi. Ça tombe bien ;-)

Et dans la journée, Charlotte Sjöstrand vous cause innovation... A +

lundi 11 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...



H - Comme Honnête. 

Rester lucide. Si quelque chose ne va pas, c'est que quelque chose ne va pas. Rien ne sert de faire l'autruche.  

( Et j'en profite pour ressortir cet excellentissime dessin de Gwen ^_^ Dans les cartons depuis un petit bout de temps, mais toujours l’œil bien virulent !)

vendredi 8 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...

On rouvre le moteur avec Charlotte Sjöstrand... Bonne patouille !

Type devant un caoutchouc

G - Comme Gomme. 

Blanche, moi, je peux pas sinon. Et tout plein à travers toute la maison pour être sur qu'elle ne manquera pas au moment crucial.
Et réserve à la gomme. On en a besoin pour faire un détail au milieu de grands aplats de couleurs transparentes, telles qu'encres, aquarelle, et dans une moindre mesure, gouache. On sait ou pas, que les éditeurs boudent les dessins qui présente des taches, auréoles manques, dans les a-plats de couleurs transparentes. Ces dessins comme on sait ou pas passent très très mal à l'impression (comme parait-il le jaune citron et le bleu turquoise, entre parenthèses) c'est pourquoi l'illustration a une telle quantité de dessins en à-plats. Donc, pour éviter de faire des taches, on a la réserve à la gomme. Là je raconte pour ceux qui ne savent pas. On tend son papier avec du scotch de bureau ou autre, sur sa table (voir lettre T) on utilise un pinceau de pas trop mauvaise qualité mais pas non plus son meilleur poil de martre, qu'on a enduit de savon. Avec ce pinceau, on,recouvre de réserve à la gomme les zones de détail. La réserve à la gomme est blanche, ne prennez pasla bleue, elle teinte le papier. Avant de l'appliquer vous avez retourné et -non agité violemment- le flacon, trois ou quatre fois. Ce n'est pas explosif, c'est juste qu'on essaie d'éviter les petites bulles. La règle veut qu'on utilise un pinceau. Mais moi, j'utilise un vieux manche de stylo un peu large, que j'a taillé en biseau et fendu, comme un kalâm. Je connais une dame qui utilise une plume. L'avantage, c'est qu'on ne passe pas son temps à savonner son pinceau. L'inconvénient? Aucun.
On fait sécher, mais surtout pas au soleil. Surtout pas.
Par contre le sèche cheveux, ça va et on gagne du temps.
Ensuite, on utilise un gros spalter, on applique sa, ses couleurs de fond.
Et dernier détail, on fait sécher très soigneusement. Sèche cheveux, etc mais toujours pas  de soleil. Ce dernier séchage est très important. Descotcher un coin de papier et regarder au dos, même, passer un coup de sèche cheveux au dos jusqu'à totale disparition de l'humidité qui se concentre souvent sous la gomme justement.
Enfin, gommer la gomme avec une gomme blanche ou le doigt. Vous pouvez maintenant vous concentrer sur les détails.
Ps....au sujet des taches...Quentin Blake en fait partout. Et bizarrement ça passe bien à l'impression. Je me perds en conjectures.

jeudi 7 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



U-    Ulcères

Après le tripalium d'hier, continuons dans la lignée avec LE truc pénible mais incontournable : le contrat. Au premier on est happy happy, mais en fait je crois que c’est ce qu’il y a de pire. Par ce qu’un contrat c’est un accord entre deux personnes, et que donc il faut que les deux soient d’accord. Élémentaire mon cher La Palice... mais en fait non. Et quand en plus on sait qu’on cède en France nos droits d’auteur jusque 70 ans après notre mort, c’est vraiment important d’être prudent. La Charte a répertorié 9 points particulièrement sensibles à vérifier, les voici, à apprendre par cœur.

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


Re-Holbein illustrant re-Erasme dans son Eloge de la folie. Le monde est petit.

F - Comme folie. Sans commentaire.


mercredi 6 février 2013

Règlement de contes


Ruth B. Bottigheimer, Fairy Tales. A New History, State University of New York Press, 2009.

En attendant le mot du jour de Clémentine, je viens à mon tour vous causer universitaire... Je crois bien que c’est mon premier compte-rendu de lecture ici, mais la matière en vaut vraiment la chandelle, et, au vu de la proportion d’amoureux de littérature jeunesse qui traînent dans le coin (coin), je pense qu’il peut être utile de jeter ce pavé dans ma wonder-mare-à-moi. Car l’essai de Ruth B. Bottigheimer est, me semble-t-il, l’un des plus importants publiés ces dernières années et condense une foule de remarques rencontrées ci et là au cours de lectures pour ma thèse (qui avance doucement, très doucement, mais sans doute aussi très surement, hum).

Donc.

L’ouvrage de Bottigheimer se présente comme une enquête archéologique dans l’histoire des contes de fée. Elle commence par définir trois types de contes :

- Les contes folkloriques (Folk Tales) aux protagonistes issus de milieux populaires et qui se terminent souvent mal, ou par un retour aux conditions premières. Ce sera par exemple le conte des Souhaits ridicules.

- Les contes sur le monde féerique (Tales about Fairies and Fairyland) posent deux mondes parallèles et offrent une fin ouverte. C’est le cas par exemple du conte de Mélusine, et de nombre de contes celtiques.

- Les contes de fées proprement dits (Fairy Tales) finissent forcément bien et se déroulent dans un monde qui ressemble au nôtre mais qui est gouverné par ses propres lois (les loups parlent sans que cela n’étonne personne et les ânes crottent de l’or, entre autres).

Bottigheimer montre comment les éditions des Grimm ont brouillé ces différents genres. D’une part par la traduction de Kinder- und Hausmärchen (Les contes de l’enfance et du foyer), souvent appelés simplement « contes de fées », puis dans la composition même (le premier volume contient la plupart des contes de fées célèbres aujourd’hui tandis que le second regroupe essentiellement des contes folkloriques), et ensuite, par un travail délibéré d’effacement des sources. En effet, l’essai montre de manière assez édifiante comment l’identité des conteuses de Grimm (des jeunes filles de la bourgeoisie de Cassel) a progressivement été remplacée par des mentions d’origines géographiques, puis éclipsées par la figure de « La vieille Marie », une sorte de conteuse type en fichu, mais qui serait en réalité la sœur aînée de l’une de ces familles bourgeoises que fréquentaient les Grimm, les Hassenpflug.

Bottigheimer replace cet effacement dans le contexte idéologique qui était celui de l’époque : quête de fondations de la germanité + haine de l’envahisseur napoléonien qui excluait tout à fait (consciemment ou non) de rendre à Perrault ce qui appartenait à Perrault, sans même parler des excentriques italiens (Oh mein Gott). L’évolution des préfaces marque là encore, le gommage de la question, les frères Grimm préférant mettre en avant la vision romantique de contes « purs », portés par le monde paysan, et non contaminés par les aléas de l’histoire et les perversités de la modernité.

Tout cela était dans l’air du temps, et se justifie assez aisément. Ce qui s’explique moins, c’est que cette vision reste encore aujourd’hui la plus répandue et soit outil, plutôt qu’objet, d’étude. C’est qu’un amalgame s’est créé autour des contes et de l’enfance, pour en faire une sorte de représentation de l’enfance de l’humanité justifiant alors des analyses anthropologiques ou psychanalytiques. Le mythe du conte (au sens barthien du terme) est aujourd’hui si fort qu’il est très difficile de le remettre en cause, ou même de prendre du recul. L’enquête de Bottigheimer le fait avec beaucoup de méthode et met en lumière l’histoire livresque du conte de fée. Elle creuse la bête, déterre les influences, passe des Grimm, à Perrault, à Basile, à Straparola, et place entre les mains de ce dernier la responsabilité de l’invention du conte moderne, celui du Rise Fairy Tale, le "conte d’élévation" dont Cendrillon ou Le Chat Botté sont devenus au fil des siècles les meilleurs représentants. Un type de conte qui célèbre la notion centrale de notre modernité : l’individu. Pour le meilleur et pour le pire ;-)

Allez, un regret dans tout, ça : qu’il n’existe pas en français. J’espère qu’un gentil éditeur va vite nous réparer ça. Merci de m’avoir lue, et merci de n’envoyer des pierres que sous forme de commentaires.

Belle journée à tous !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


Le conseil du jour, par Charlotte Sjöstrand, merci madame !


E - Comme écrire... c'est au minimum un excellent dérivatif. Et au maximum un moyen de voler de ses propres ailes en tant qu'auteur. (Avec en illustration, Erasme peint par Holbein, le jeune. On croise du beau monde ici. Mais oui ^_^)

Et comme il est court, et un peu dans la suite, je mets le miens aussi, pour les auteurs donc :

T - Comme travailler... Si vous voulez écrire en pro, ce sera inévitable, à un moment, ça va devenir un travail, du latin tripalium, un instrument de torture. Bref, aussi chouette que cela paraisse de l’extérieur, écrire c’est aussi un truc pénible qu’il faut reprendre, et reprendre, et envoyer, et relancer, et re-reprendre. Un truc à travailler, quoi. Compagnons de galère, on rame !

mardi 5 février 2013

Perdu(e) ! en scène



C’était tout à l'heure, à Boulogne sur Mer, avec des projecteurs, de la sono, et surtout un gros gros boulot des CP de l’école Macé d'Equihen, de leur enseignante, et de Caroline leur intervenant en musique (qui est aussi sœurette de Véronique Massenot ET violoncelliste, y en qui cumulent ^^). Au résultat : une super mise en scène musicale de notre album Perdu ! avec Olivier aux éditions MeMo.

Un flot de mercis et de bravos à tous !

Les Petits Poucets en coulisse... J'avais juste une phrase, pas de papa-maman dans la salle, mais je crois que j’étais la seule à avoir le trac. De vrais pros ! Bravo :-)

Allez-y !



Il faut. C'est d'Anne-Gaëlle Balpe et c'est trop. Ça s'appelle Ma vie d'auteur jeunesse en gif animés, il y a un petit côté ovni, mais tout y est 100% vrai et 200% drôle. Bonne promenade !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...

Voici le 4e conseil de Charlotte Sjöstrand, merci copine ! Et j'en profite (lâchement) pour faire une petite pause dans mon propre abécédaire : ces speed ces jours-ci avec la résidence à Boulogne, et je voudrais changer 2-3 trucs... J'ai le droit, hein ? Mais bien sûr Alice, c'est toi le chef ici. Ha ben super... A vite alors :-)

by Steve McCurry

D - Comme détachement. 

Appliquez la maxime hindouiste du renoncement: c'est l'action de dessiner qui fait que vous dessinez, en regard de cela le résultat compte peu. Ce conseil est utile pour échapper à la pression du résultat.

lundi 4 février 2013

Dédicace !



A vite vite vite :-)

Débarquement de peintres !



Il est là, et il est BEAU !!!

Je vous concocte un petit concours vite, vite, mais je voulais déjà partager cette youpi-news avec vous :-)
Illustré par le talent d'Olivier et bichonné par Frimousse.
Merci et, donc, youpi !


 
(Désolée, les photos sont bof, la lumière est atroce ces jours ci...)

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



S-    Stabilité

Ce post vient en contrepoint du R de samedi : il faut laisser de l’espace, certes, mais pas se reposer dessus non plus. Notre histoire doit être suffisamment stable pour tenir debout toute seule. On ne doit pas avoir à l’accompagner d’explications. Idem pour le travail du lecteur, il faut laisser de la place à son imagination et à son intelligence, mais ce n’est pas à lui de dénouer un moment clef derrière une métaphore que vous, vous trouvez trop belle. Il faut dire juste le nécessaire, mais il faut le dire quand même !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


A y est, on entre dans le cambouis ! Merci  Charlotte Sjöstrand :-D


C - Comme crayon

... si vous encrez ensuite alors....maigre, le crayon....4H....c'est assez désagréable quand ça crisse sur le papier, mais ça donne tellement de marge de reprise.
Et comme crayonné. Le crayonné est une maquette de votre futur dessin en couleur, très précise, mais réalisée au crayon en gris. Il sert à rassurer l'éditeur sur la clarté de vos idées et les éléments que contiendra le dessin, plus en détail que le chemin de fer. C'est une étape qu'on peut sauter, mais en fait avec le temps je me concentre de plus en plus dessus. Il est surtout utile pour vous, illustrateur, de faire cette maquette. Finalement, son rôle pour rassurer l'éditeur est secondaire, par rapport au jalon qu'elle constitue pour atteindre un dessin couleur riche en détails et bien composé. Voici comment j'utilise mes crayonnés ( surtout pour les scènes avec des éléments de décor importants)
Si on travaille sur des planches de bonne taille, le crayonné peut-être moins grand que le dessin final du moment qu'il reste proportionnel.
Je fais donc le crayonné. Je le scrute d'un oeil critique et je note tout ce qui doit être ajouté, repositionné et supprimé. J'essaie autant que possible de faire les changements directement sur le papier. Je scanne le dessin, et je le retravaille par ordinateur, pour agrandir supprimer rapetisser, repositionner, pivoter tous les détails de mon choix. S'il manque des personnages, détails, je les dessine sur une autre feuille, que je scanne (investir dans un scanner epson a3 de haute résolution de deuxième main n'est pas un luxe) je fais un montage. Puis, j'imprime le résultat au format de mon dessin définitif ( si c'est grand j'imprime en plusieurs morceaux et je scotche plusieurs feuilles a4 entre elles)
J'utilise ensuite ma table lumineuse pour placer les grandes lignes de cette composition sur du meilleur papier. Je vous donnerai bientôt ma recette pour une belle grande table lumineuse pas chère, utilisable aussi comme table à dessiner (mais il va falloir pour cela lire mes conseils philosophiques jusqu'à la lettre T)

samedi 2 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



R-    Retrancher

Après le barbu d’hier, un géant d’un autre genre, Stephen King qui dit qu’une V2 c’est une V1 – 20%. Je traduis : en gros ça veut dire que reprendre un premier jet (la V1) consiste à réécrire des passages et à condenser, jusqu'à en virer un cinquième. Out, tout ce qui n’est pas strictement utile à votre intrigue ! Out aussi les grandes descriptions, une image sera bien plus efficace que toutes vos belles phrases. Il faut dire juste le nécessaire pour être compris. Ainsi vous laisserez de l’espace à l’illustration et, bien sûr, à l’imagination du lecteur.

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...



B - Comme bureau. 

Ayez une forme d'ordre. Classez et conservez vos dessins qui ont eu du sens à vos yeux même s'ils ne vous évoquent plus rien. Avec vos livres publiés mais peut-être plus encore, ils sont le témoignage de votre parcours, de vos avancées, de vos progrès. Ce sont eux qui vous aident à comprendre que votre carrière n'est pas une longue station assise derrière la table à dessiner. La lettre D et la lettre J viennent contrebalancer ce conseil.

Et si vous êtes tenté par un bureau de jardin, plus classe que les nains, c'est par ici. 

Hát, ez nagyszerű !



Ou françaisement dit : Alors ça, c'est super ! Un article sur notre Pierre La Lune, avec Célia Chauffrey, en hongrois ! Pas la moindre idée de ce qui s'y raconte, mais les 5 petites étoiles laissent présager tout un tas de trucs gentils... Alors köszönöm (trop fort le merci !), et köszönöm aussi à Ojni pour m'avoir signalé l'info, et une csók (une bise, ça y est, j'adore cette langue..). Sur ce, je file Abécéder. A tout'

vendredi 1 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...


Allez, souris Émile, elle finit bien ta série... 

Q-    Quotidien

« Nulla dies sine linea » avait fait écrire l’ami Zola sur sa cheminée de Meudan. Vous pouvez vous le tatouer en version française « Pas un jour sans une ligne » ou en chinois pourquoi pas, en tout cas c’est absolument indispensable. Comme pour la course à pied, la musique, la cuisine : c’est ce que vous faites tous les jours qui définit ce que vous êtes (je crois que c’est une citation piquée, mais je ne sais plus à qui… Si vous pouvez me le dire, c’est cool, sinon tant pis, la sagesse est universelle, n'est-ce pas ?). Allez, au boulot !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


Voici comme promis, le premier conseil de Charlotte Sjöstrand, illustratrice à l'Ecole des loisirs, et prof de peinture à ses heures perdues. Mille mercis pour ce partage d’expérience, et à demain pour le conseil en B :-)


A - Comme AVIS. 

Écoutez les avis des autres dessinateurs. Tous ont quelque chose à vous apprendre. Gardez les bien en mémoire et notez s'ils se recoupent, à quelles difficultés ils font référence...faites comme Zlatan: écoutez et n'écoutez pas. N'obéissez pas mais soyez toute ouïe

L'image représente une sculpture de Camille Bryen qui se trouve au centre Pompidou.

jeudi 31 janvier 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



P-    Presse

On me demande souvent si c’est plus facile de publier en presse… Sincèrement, je n’en sais rien ! C’est sûr qu’il y a une grosse demande puisqu’il faut sortir un magazine par mois, mais les histoires sont en général de grande qualité et je ne vois pas où serait du coup la facilité.  En tout cas, n’hésitez pas à tenter parce qu'une chose est sûre : si vous ne faites pas le premier pas, ce ne sont pas eux qui viendront vous chercher !

Et en guise d'illustration, le "Mes Premiers J'aime Lire" du mois, avec un mini-roman très sympa signé Nadine Brun-Cosme, collègue que j'aime beaucoup plumesquement et humainement. Une bise au passage ;-)