... 4 pleines pages sur la Littérature Jeunesse, avec des petites taupes qui décoiffent, des poussins masqués, des chiens pourris, des lapins malpolis, et au milieu de ce joyeux bordel, La Princesse qui n'aimait pas les Princes de Lionel Larchevêque et Myself. Un peu fière je suis. Et un grand merci à Nedjma Van Egmond de nous sortir des rayons du bas pour nous offrir ce bel espace :-)
dimanche 29 novembre 2015
mercredi 25 novembre 2015
Le complexe Chantal Goya
Suite des papoteries sur la figure de l'auteur jeunesse, j’aimerais causer aujourd’hui d’un truc qui m’agace mais qui m’agace : les représentations qui nous entourent et entretiennent la confusion avec notre public. Sans rire, on m'a déjà proposé, pour un mariage, de me mettre à la table des enfants - parce que j'aime les enfants et que je pourrais m'en occuper... L'idée court que nous "avons gardé notre âme d’enfant". Certes, mais n'est-ce pas un peu tout le monde ? On essaye tous, de ma banquière au Dalaï Lama, de jongler avec le triangle idéal : allier l'émerveillement de l’enfant, l’activisme de l’adulte et la sagesse du vieillard (désolée pour l’enfilade de clichés - personnellement je ne crois pas avoir été une enfant particulièrement émerveillée et je n’ai pas du tout l’intention d’être une vieille bien sage).
Bref, l’âme d’enfant est un truc qui concerne tout le monde, comme l’âme d’ado, l’âme d'ami, l’âme d’amant, mais aussi l'âme nationale, l'âme de gauche, et les mille unes couches qui nous font nous, les hommes-oignons. L’écrivain jeunesse n’est pas un cas particulier et n’a nul besoin de se faire des couettes ou de se gaver de fraises tagadas pour faire son job correctement.
La confusion est particulièrement gênante, je trouve quand il s’agit de discuter des conditions de notre métier. On voit arriver au galop toute une rhétorique de la cour d’école avec des suspicions d’immaturité… Alors qu’en regardant les choses en face nous sommes justement, avec les auteurs de BD (ceux qui se lavent pas et boivent de la bière), la fraction de la profession qui porte l’édition... Nous la portons économiquement parlant bien sûr, puisque c'est le jeunesse et la BD qui sauve depuis plusieurs année le marché de l'édition de la crise, mais aussi sur le plan des avancées sociales avec par exemple la question des rémunérations lors de prise de parole en salon qui vient d’être adoptée par le CNL et qui arrive tout droit de la Charte.
Bref, l’âme d’enfant est un truc qui concerne tout le monde, comme l’âme d’ado, l’âme d'ami, l’âme d’amant, mais aussi l'âme nationale, l'âme de gauche, et les mille unes couches qui nous font nous, les hommes-oignons. L’écrivain jeunesse n’est pas un cas particulier et n’a nul besoin de se faire des couettes ou de se gaver de fraises tagadas pour faire son job correctement.
La confusion est particulièrement gênante, je trouve quand il s’agit de discuter des conditions de notre métier. On voit arriver au galop toute une rhétorique de la cour d’école avec des suspicions d’immaturité… Alors qu’en regardant les choses en face nous sommes justement, avec les auteurs de BD (ceux qui se lavent pas et boivent de la bière), la fraction de la profession qui porte l’édition... Nous la portons économiquement parlant bien sûr, puisque c'est le jeunesse et la BD qui sauve depuis plusieurs année le marché de l'édition de la crise, mais aussi sur le plan des avancées sociales avec par exemple la question des rémunérations lors de prise de parole en salon qui vient d’être adoptée par le CNL et qui arrive tout droit de la Charte.
J’avais envie de ramener cette problématique à un mini-scandale de notre jeunesse, Chantal Goya et son suicide médiatique… À première vue, elle représente justement les couettes-tagadas qui m’insupportent, et son pitch est juste ridicule, mais en replaçant dans la situation c’est surtout super-super-triste. La chanteuse est prise ici entre son personnage qu’elle continue de jouer et la professionnelle qui est sommée de se justifier, entre son public d’enfants qui est devant elle et à qui elle s’adresse et le public adulte, la « petite dame » qui lui pose la question… C'est un clown à qui l'on demande de donner son avis sur le rire bergsonien, une double-énonciation qui ne peut pas fonctionner et qui mène nécessairement à un déchirement tragique.
Petite j’écoutais Anne Sylvestre, l’auteur qui refuse de chanter pour les enfants et ne porte sur scène que son répertoire adulte. Je n'ai longtemps pas compris ce choix, je le trouvais injuste et un peu méprisant pour nous... aujourd'hui si. Chantal Goya, au contraire, assume sur scène son univers, un acte de courage qui la décrédibilise et la tue artistiquement. Encore que… Le fait qu’elle tourne aujourd’hui dans les discothèques auréolée du statut d’icône gay nous signale peut-être que c’est dans toute la société que le fameux triangle bafouille aujourd'hui, et qu’on se dirige de plus en plus vers une représentation kaléidoscopique des trois âges de la vie. Tant mieux.
mardi 24 novembre 2015
Un calendrier de l'avent de jeunes talents ?
Hello amis artistes :)
J’aimerais pour décembre organiser un calendrier de l’avent de jeunes talents sur mon blog… L’idée serait de faire découvrir chaque jour un illustrateur, via une œuvre à vendre à prix doux. Une petite pièce, quelque chose de modeste mais de sincère, quelque chose qui ressemblerait à son créateur et qui serait accessible à tous mes bloglecteurs. Un bout d'art pour soi et pour ceux qu'on aime.
Dites-moi si ça vous intéresse (par mail ou en commentaires) et proposez-moi une œuvre (avec la technique, le format et le prix)... j'en choisirai 24.
Dites-moi si ça vous intéresse (par mail ou en commentaires) et proposez-moi une œuvre (avec la technique, le format et le prix)... j'en choisirai 24.
D'avance merci et happy mardi !
NB : Par « jeune » talent, je n’entends rien de précis, à vous de vous juger jeune ou non ^_^
lundi 23 novembre 2015
Nina aux Maternelles
C'était ce vendredi, après des zizis, des zizis et encore des zizis :-)
On peut le revoir ICI.
Nina est à 1:08
Un grand merci pour le coup de cœur et l'enthousiasme !
Et je remets la playslist Deezer parce que je ne m'en lasse pas...
vendredi 20 novembre 2015
De nos super-pouvoirs...
![]() |
| Petite merveille de Cali / Bloch chez Sarbacane |
J’avais annulé ma seconde chronique sur les petits soucis identitaires et autres cors aux pieds de l’auteur jeunesse, en me disant qu’il y avait tout de même plus important en ce moment. Et finalement les « évènements » comme on dit pudiquement me rattrapent, avec un truc qui m’agace depuis fort longtemps et qui prend en ce moment des proportions screugneugnisantes.
Il s’agirait de nos super-pouvoirs d’auteurs, que grâce à nous, les enfants pourront construire un monde meilleur.
Primo, je trouve ça assez lâche de compter sur nos enfants. Le monde en question est actuellement sous notre responsabilité et on ferait bien de l’assumer. D’autant qu’on apprend par l’exemple et qu'il n’y a aucune raison historico-biologico-métaphysico-chépakoi pour que nos héritiers soient meilleurs que nous. C’est un peu comme de penser que fiston sera avocat parce que papa ne l’était pas. Fiston fumera des joints comme tout le monde plutôt que de bosser ses partiels, y a pas de raison. On peut croire au progrès, bien sûr (enfin moi j’y crois), mais c’est un truc lent, un truc qui se bosse dans le présent, au jour le jour, et qui ne peut par essence être remis à plus tard.
Deuzio, il faut arrêter de croire que quelqu’un qui lit est forcément quelqu’un de bien. Il existe d’authentiques connards professeurs de lettres et des illettrés extraordinaires. Et puis un livre n’est en soi qu’un média ! Un propos n’est pas nécessairement plus fin et plus humain parce qu’il est imprimé sur du papier… Là aussi un nombre incroyable d’absurdités ont connu (et connaissent et connaitront) l’honneur d’être imprimées.
Alors ?
Alors lire ouvre à l’altérité. Oui. Comme les autres arts, et comme nombre de médias qui se développent actuellement. Et l’altérité est en effet essentiel pour construire notre humanité, c’est-à-dire pour s’insérer et tisser des liens avec les autres humains.
Mais de quel humain parlons-nous ?
Il y a je crois deux types de constructions, deux degrés si l’on veut : d’une part la littérature instrumentale (les livres médicaments), celle qui donne les clefs du vivre ensemble pour renforcer une société, et d’autre part la littérature « artistique », qui est une expérience esthétique, un déplacement de focal, le vécu momentané d'un autre humanité. Ceci explique je pense qu’on puisse être touché par des œuvres par-delà les siècles, les continents, les connaissances, alors que la littérature simplement instrumentale a besoin de son contexte et perd vite son sens.
Les propositions de discours que nous voyons en ce moment se multiplier sur les réseaux sociaux appartiennent à cette catégorie. La presse a réagi avec une rapidité incroyable pour offrir aux parents des mots à transmettre à leurs enfants, c’était urgent et nécessaire, une trousse de premier secours linguistique. Il me semble cependant dangereux d’en rester là, le risque étant celui de la propagande : une véritable œuvre se doit d’être polyphonique, complexe, ouverte. Elle ne répond pas aux questions mais en pose d’autres.
Je suis personnellement heureuse de voir l’identité nationale se ressouder, et le drapeau français se hisser enfin au nom de valeurs qui me sont chères, mais j’ai tellement peur que cette union se fasse encore contre « l’autre ». Les discours des enfants que j’ai rencontrés cette semaine disaient clairement le consensus qui s'est installé pour nier l’humanité des auteurs des attentats : ce sont des fous, des débiles, des monstres. Comment alors espérer tisser quoi que ce soit avec cette jeunesse, notre jeunesse, celle qui se radicalise et qui croit trouver en Daesh la place que la société française n’a pas su lui donner ? Comment apprendre aux enfants le vivre ensemble en pointant les « infiltrés » ?
Non la littérature jeunesse ne sauvera pas le monde, mais il me semble que nous avons la responsabilité des mots que nous employons parce que ce sont ceux que nos enfants emploieront demain. Nous n’avons pas de super pouvoirs mais nous pouvons user des fabuleuses armes de la nuance et du respect, et ne pas leur nier la complexité de l’Homme, de son Histoire, de celle qui les attend. Faire en sorte que nos liens se resserrent, mais qu’ils restent ouverts.
Il s’agirait de nos super-pouvoirs d’auteurs, que grâce à nous, les enfants pourront construire un monde meilleur.
Primo, je trouve ça assez lâche de compter sur nos enfants. Le monde en question est actuellement sous notre responsabilité et on ferait bien de l’assumer. D’autant qu’on apprend par l’exemple et qu'il n’y a aucune raison historico-biologico-métaphysico-chépakoi pour que nos héritiers soient meilleurs que nous. C’est un peu comme de penser que fiston sera avocat parce que papa ne l’était pas. Fiston fumera des joints comme tout le monde plutôt que de bosser ses partiels, y a pas de raison. On peut croire au progrès, bien sûr (enfin moi j’y crois), mais c’est un truc lent, un truc qui se bosse dans le présent, au jour le jour, et qui ne peut par essence être remis à plus tard.
Deuzio, il faut arrêter de croire que quelqu’un qui lit est forcément quelqu’un de bien. Il existe d’authentiques connards professeurs de lettres et des illettrés extraordinaires. Et puis un livre n’est en soi qu’un média ! Un propos n’est pas nécessairement plus fin et plus humain parce qu’il est imprimé sur du papier… Là aussi un nombre incroyable d’absurdités ont connu (et connaissent et connaitront) l’honneur d’être imprimées.
Alors ?
Alors lire ouvre à l’altérité. Oui. Comme les autres arts, et comme nombre de médias qui se développent actuellement. Et l’altérité est en effet essentiel pour construire notre humanité, c’est-à-dire pour s’insérer et tisser des liens avec les autres humains.
Mais de quel humain parlons-nous ?
Il y a je crois deux types de constructions, deux degrés si l’on veut : d’une part la littérature instrumentale (les livres médicaments), celle qui donne les clefs du vivre ensemble pour renforcer une société, et d’autre part la littérature « artistique », qui est une expérience esthétique, un déplacement de focal, le vécu momentané d'un autre humanité. Ceci explique je pense qu’on puisse être touché par des œuvres par-delà les siècles, les continents, les connaissances, alors que la littérature simplement instrumentale a besoin de son contexte et perd vite son sens.
Les propositions de discours que nous voyons en ce moment se multiplier sur les réseaux sociaux appartiennent à cette catégorie. La presse a réagi avec une rapidité incroyable pour offrir aux parents des mots à transmettre à leurs enfants, c’était urgent et nécessaire, une trousse de premier secours linguistique. Il me semble cependant dangereux d’en rester là, le risque étant celui de la propagande : une véritable œuvre se doit d’être polyphonique, complexe, ouverte. Elle ne répond pas aux questions mais en pose d’autres.
Je suis personnellement heureuse de voir l’identité nationale se ressouder, et le drapeau français se hisser enfin au nom de valeurs qui me sont chères, mais j’ai tellement peur que cette union se fasse encore contre « l’autre ». Les discours des enfants que j’ai rencontrés cette semaine disaient clairement le consensus qui s'est installé pour nier l’humanité des auteurs des attentats : ce sont des fous, des débiles, des monstres. Comment alors espérer tisser quoi que ce soit avec cette jeunesse, notre jeunesse, celle qui se radicalise et qui croit trouver en Daesh la place que la société française n’a pas su lui donner ? Comment apprendre aux enfants le vivre ensemble en pointant les « infiltrés » ?
Non la littérature jeunesse ne sauvera pas le monde, mais il me semble que nous avons la responsabilité des mots que nous employons parce que ce sont ceux que nos enfants emploieront demain. Nous n’avons pas de super pouvoirs mais nous pouvons user des fabuleuses armes de la nuance et du respect, et ne pas leur nier la complexité de l’Homme, de son Histoire, de celle qui les attend. Faire en sorte que nos liens se resserrent, mais qu’ils restent ouverts.
lundi 16 novembre 2015
#PrayForParis
Aujourd'hui je pars pour une semaine de rencontres à Bonn dans le cadre du festival Käpt'n Book... Je ne savais pas trop quel livre emmener dans ma valise, maintenant je sais, ce sera Le Peintre des Drapeaux. En voici le texte intégral. Ça ne résout rien mais ça (me) fait du bien. Bonne semaine les Français, et bravo pour votre dignité, vous m'impressionnez.
Le peintre des drapeaux
Le peintre des drapeaux
Adorait son boulot.
Les gens les plus brillants
des plus brillantes nations
venaient à sa maison
pour lui passer commande.
L’un déclarait :
« Dans mon pays règne la liberté !
Car l’homme pour grandir
doit être capable de choisir.
Faites-nous un drapeau
qui affiche haut
nos idéaux. »
Un autre disait à son tour :
« Mon pays est une terre d’amour !
Car l’homme ne peut être utile
qu’à travers les liens qu’il tisse.
Faites-nous un drapeau
qui affiche haut
nos idéaux. »
Un autre encore ajoutait :
« Mon pays prône l’égalité !
Car l’homme peut-il être heureux
si ses voisins sont malheureux ?
Faites-nous un drapeau
qui affiche haut
nos idéaux. »
Le peintre alors attrapait ses pinceaux
et toute sa collection de petits pots.
Il avait sur son bureau
toutes les couleurs
du bonheur :
le rouge des joues d’enfant,
le bleu d’un ciel sans vent,
le vert des petits pois,
le noir qui tombe le soir,
le jaune des poussins,
l’orange au goût si fin.
Et quand sa palette
était prête,
plus belle
que l’arc-en ciel,
il dessinait sur le drap blanc,
des croix, des traits ou des croissants,
des soleils, des étoiles ou un aigle volant.
Ses clients
repartaient
très contents,
leurs idées
bien pliées
dans un petit paquet.
Tout allait pour le mieux
dans le meilleur des mondes,
quand par un jour pluvieux
il dut sortir de sa maison.
C’est qu’un général
devenu président
l’appelait de toute urgence
pour ajouter quelques étoiles.
Mais lorsqu’il arriva
sur le champ de bataille
tout y était gris et sale :
la boue, les uniformes, les gens
et même le rire des enfants.
A gauche et à droite,
derrière et en face,
flottaient les drapeaux
qu’il trouvait hier si beaux.
Certains étaient déjà tombés
et leurs couleurs se confondaient
dans la boue grise des tranchées.
Le peintre des drapeaux
rentra vite vite
chez lui.
Il renversa petits pots et pinceaux
pour attraper un drap tout blanc
et repartit sur le champ
en le portant très haut très haut.
Ce drapeau sans couleurs
leur rappellerait peut-être
que sous chacun des leurs
ils étaient tous les mêmes ?
Les gens ne sont pas méchants
mais ils sont méfiants,
et quand l’homme est venu
avec ce drapeau inconnu,
quelqu’un lui a tiré dessus.
Quelqu’un de gauche ou de droite ?
De derrière ou d’en face ?
Cela n’a pas d’importance
car le drapeau blanc
en tombant
lui aussi
devint tout gris.
Et c’est la fin…
…jusqu’au lendemain.
Car la guerre s’est poursuivie
et se poursuit encore aujourd’hui.
On fabrique les drapeaux par millions
puis on les envoie en carton par avions
aux quatre coins du monde
répandre leurs croix ou leurs étoiles
et la guerre n’a jamais été si sale.
Mais il paraît que sur les champs
quand apparaît un drapeau blanc
les armes se taisent un instant
pour laisser rire un enfant.
Illustré par Olivier Philipponneau et édité par Frimousse.
![]() |
(Et oui : je prie, je vous prie, de ne pas nous perdre sur les mots... que nos pensées prennent le nom de prières m'importe peu aujourd'hui, tâchons, pour une fois de parler tous la même langue. Bises et hugs les gens...)
mercredi 11 novembre 2015
Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ?
Quand la brillante Clémentine se penche sur notre petite psyché d’auteur jeunesse, cela donne sa tribune pour la Charte où elle pointe la double injonction schizophrénique pesant sur notre profession, à savoir les deux mythes contradictoires qui font de nous des sous-littéraires tout en sacralisant notre public. Cela donne aussi son premier billet sur les passions de l’âme et le délicat problème de l’identité, à la fois intime et publique. Comme tout cela fait pile écho à ma crise existentielle du moment, j’ai envie de prendre le train en marche et de m’interroger aussi sur ce qui pique dans ce moi-écrivain jeunesse.
Pour aujourd’hui je voudrais revenir sur une confusion qui a été faite sur un de mes propos où je déclarais ne pas me reconnaître comme écrivain. Le mot est tellement lourd dans notre langue, qu’il a donné lieu à des tas de considérations esthético-éthiques, alors que mon intention était de pointer un trou lexicologique. En effet, dans la mesure où je suis essentiellement auteur d’albums, et que l’album est un objet intermédial où l’image, voire la mise en page et les choix liés à l’objet-livre, tiennent un rôle extrêmement important, il me semble que le mot écrivain est peu approprié. D’autres genres à la croisée des arts ont réussi à imposer leur mot : on parle de scénaristes en BD, de paroliers en musique, de dramaturges en théâtre… Aucun de ces trois métiers ne se satisferait du mot d’écrivain sans que l’on songe pour autant à nier le caractère artistique de leur activité.
Or, peut-on habiter un métier s’il n’a pas de mot pour le caractériser ? Comment se situer quand il faut user d’une périphrase pour expliquer ce que l’on fait ? Une fois sur deux quand je dis que j’écris des albums pour enfants, on me demande si j’illustre aussi. Non « juste » les mots. Je vois bien que les gens sont un peu déçus et ne situent pas trop mon rôle, tout pétris qu’ils sont des histoires transparentes qui alimentent la partie la plus visible de l’édition jeunesse. En ce sens, les polémiques du type Copé ont du bon, le grand public prend tout à coup conscience que la littérature jeunesse ne consiste pas qu’en des histoires de lapins ou de pots.
La question rejoint d’ailleurs celle de la dénomination d’auteur jeunesse… Souvent, la solution réclamée par les collègues est de s’affirmer « auteur tout court », ou justement « écrivain ». Mais je ne suis perso pas trop pour… Je n’ai pas envie de cacher le « jeunesse » en le glissant sous le tapis. Je suis personnellement heureuse et fière d’écrire pour ce public-là. Je le prends pour une spécialité, comme peut l'être la pédiatrie à la médecine, et je ressors dès que l'occasion s'en présente la posture de Tournier : « parfois j'écris si bien que ce j'ai écrit peut être lu par les enfants ». Mais c'est encore trop simple et le public "jeunesse" lui-même ne relève pas de l'évidence.
Ce sont en effet des adultes qui achètent nos livres et ce sont eux qui les lisent, dans le cas d'albums en tout cas. La question est sans doute différente pour les adolescents, mais pour les petits, sauf cas particuliers, nos livres auront de toute façon besoin d’un médiateur. J’ai écrit plusieurs livres en songeant à ma frangine institutrice (pardon « professeur des écoles » - m’est avis que par là-bas aussi il y a des soucis d’identité ;-) et j’essaye de faire en sorte, que les adultes prennent plaisir à les lire, en leur glissant des clins d’œil qui leur sont réservés. Mais si écrire pour les enfants est sous-estimé, écrire pour les parents est carrément tabou. On met les deux pieds dans le caractère « fonctionnel » de l’écriture, sans même bénéficier du côté mystique du petit-nenfant-aux-yeux-plein-de-nétoiles.
Une mystique qui est même en général construite contre l'adulte, que l'on caricature volontiers en philistin obtus que notre livre vient contrer, situation d'autant plus paradoxale que les adultes qui gravitent dans l'univers du livre jeunesse (salons, instits, etc.) sont justement des adultes sensibilisés à la question. Mais de toute façon, l’appellation « auteur (mais juste les mots) d’albums pour adultes sensibilisés les lisant à des enfants » commence à faire un peu longs sur la carte de visite. Bref, c’est pas la solution.
Il y a en tout cas, avec le souci d’identité, un vrai souci d’identification.
Merci Clémentine d’avoir mis le doigt là où ça fait mal :-)
Il y a en tout cas, avec le souci d’identité, un vrai souci d’identification.
Merci Clémentine d’avoir mis le doigt là où ça fait mal :-)
vendredi 30 octobre 2015
Happy ♥
C'était la breacking niouze de la semaine, un truc un peu dingo qui tombe sur les épaules de Mme Eiffel, sur celles de Little Gestalten, l'éditeur étranger, et de Frimousse l'homologue frenchy, et de Csil l'illustratrice, et des miennes of course : notre bouquin primé au New York Times Best Illustrated Children’s Books Awards de 2015, au prix des meilleurs livres illustrés pour enfants de 2015, donc pour les nuls en english. C'est une sacrée distinction, dix livres choisis uniquement sur critères artistiques, et on en est sacrément fières.
Bref, happy ♥
jeudi 29 octobre 2015
lundi 19 octobre 2015
Et Nina fut !
Un bel entretien avec Sandrine Damie pour Un livre dans ma valise ! sur le pourquoi du comment de cet album-là... Merci merci et rendez-vous demain soir pour ceux qui viennent au lancement :-)
vendredi 16 octobre 2015
À mardi !
Rendez-vous :
MARDI
19h-21h
aux Balades Sonores
disquaire et galerie
- 1 avenue Trudaine 75009 Paris -
avec Bruno Liance
et l'équipe Gallimard
pour fêter la sortie de :
Et histoire de vous donner un avant-goût,
voici la playlist concoctée par Bruno
pour accompagner notre album !
On vous attend :-)
jeudi 15 octobre 2015
samedi 3 octobre 2015
La réponse en chanson de Clémentine...
... sur son blog aujourd'hui :
Sincèrement, je suis hyper-touchée par tous les mots de soutien qui arrivent depuis hier. Vraiment. La littérature jeunesse a ses faiblesses, ses problèmes, et tout ce qu'on veut, mais c'est quand même un sacré nid d'humanité, et je ne sais pas s'il existe beaucoup de domaines professionnels où l'on peut se targuer d'avoir des collègues aussi exceptionnels (et j'inclus dans les collègues les bibliothécaires, libraires, enseignants, parents, bref tous les "passeurs").
Un grand merci du fond du cœur ♥
Un grand merci du fond du cœur ♥
vendredi 2 octobre 2015
Petite réponse au grand Monde
Je ne sais pas si je peux mettre l'article dans son ensemble dans la mesure où il est en mode abonné, mais le début représente pas mal l'ensemble, et les lecteurs du Monde des Livres pourront retrouver l'intégralité ici ou en papier. Voici en tout cas ma réponse.
Monsieur,
Je ne sais pas dans quelle mesure « un droit de réponse » est véritablement un droit, mais j’ai envie de tenter quand même.
Le propos n’est pas tant de défendre ma nouvelle série. Il y a dans tous les rayons de librairie (y compris du côté « vieillesse ») des littératures qui ont des ambitions pratiques ou ludiques, des livres qui ne visent pas les prix littéraires mais entendent accompagner parents et enfants dans les petits tracas de la vie, des livres qui se veulent réconfortants comme un pain au chocolat. La série « Au Secours ! » est de ceux-là. On pourra trouver mon travail trop gras ou trop sucré, il suffira alors de changer de boutique, mais on ne peut sérieusement lui reprocher de ne pas révolutionner la haute gastronomie.
Non pas non plus que je veuille défendre mon statut d’écrivain… C’est un terme que j’utilise peu, lui préférant celui d’ « auteur », non par humilité mais parce que j’écris essentiellement des albums, des histoires courtes, et que mon métier se rapproche davantage de celui de parolier, sinon de poète. Evidemment, j’écris toute la journée, et dans ce sens je suis écrivain. Mais j’entends bien la nuance. Vous vouliez dire que je ne suis pas un écrivain avec un grand E, celui qui obéit à une « nécessité » toute intérieure, son génie, sa muse. C’est vrai. Je n’ai pas de muse pour me souffler mes idées, mais une équipe solide que je respecte et qui me respecte : Flammarion est une belle maison, mes éditrices d’excellentes professionnelles, j’adore l’illustratrice qu’elles ont choisie, et je crois sincèrement que nous essayons ensemble de proposer des ouvrages de qualité.
J’aimerais en revanche revenir sur l’insinuation concernant le « record » des cinq sorties simultanées en librairie (qui sont six à vrai dire), record qui ne serait accessible qu’aux auteurs jeunesse, ces aligneurs de lignes. Comptons les lignes, justement, ou plutôt les signes : mes albums ne vont en général pas au-delà des 3000 signes (moins que cette bafouille, donc), et mes petits romans culminent à 25000, de sorte que l’ensemble de ma production 2015 tiendra largement dans un petit roman adulte ou ado. Ces chiffres n’ont d’ailleurs pas beaucoup de rapport avec le temps passé sur chaque projet. Nina, l’album sur Nina Simone qui sort en octobre chez Gallimard, est le fruit d’une collaboration de deux ans avec son illustrateur, tandis que Le Meunier Amoureux, est un texte remis sur le métier durant cinq avant de lui trouver sa forme définitive, celle qu’a choisi de publier Sarbacane. Ces travaux se croisent avec mes textes de commande, mais chacun m’amuse, chacun a ses joies et ses difficultés, et je suis heureuse au final de ma bibliographie éclectique, mêlant grand public et ouvrages plus intimistes.
Mais en réalité, ce qui m’a vraiment vraiment dérangée c’est cette affirmation « Alice Brière-Haquet ne croit pas dans la littérature ». Parce que si, justement, je crois fort à la littérature, comme je crois fort à l’image et à la musique. Surtout, je crois en la littérature jeunesse, un secteur extraordinairement dynamique, avec un public particulièrement précieux et une grande liberté dans les contenus comme dans les formes. De talentueux collègues les explorent, des universitaires s’y intéressent, des libraires et des enseignants les portent… Pourquoi éclabousser tout cela dans votre mépris pour notre petite série ? Affirmer qu’il n’y a pas que des écrivains en littérature jeunesse est aussi absurde que de dire qu’il n’y a pas que des étoiles dans le monde de la danse. J’ose simplement croire qu’il y a de la place pour tout le monde, y compris pour moi, mes livres, et surtout mes lecteurs.
Tout ceci étant dit, je vous remercie pour votre article. La littérature jeunesse manque cruellement de vraies critiques et le consensus mou qui l’entoure est sans doute l’une de ses pires ennemies. Seulement, il me semble que vous vous trompez de cible. Mettre au « menu enfant » mon petit pain au chocolat pour le piétiner ainsi sur la place publique ne me semble pas apporter grand’ chose à la cause… Il serait plus judicieux (et plus courageux) d’utiliser l’espace du Monde pour dénoncer les véritables rouleaux-compresseurs de l’industrie du livre ou pour mettre en lumière les pépites cachées. Sur ce je vous souhaite une bonne continuation, et retourne à mes fourneaux.
Alice Brière-Haquet
mardi 15 septembre 2015
jeudi 10 septembre 2015
Et l'ultime baby is...
Ha hum, un autre petit de papier pour cette rentrée. Un bis à vrai dire puisque j'y ai retrouvé Amélie Graux et notre petit rouquin, ainsi que la super équipe Père Castor ! Il est sorti en août et il s'annonce extra (même que les Histoires sans fin le disent *^_^*). Bref, je vous présente :
Mes Lunettes !
Happy jeudi :-)
jeudi 3 septembre 2015
Un GROS septembre !
Cette rentrée 2015 s'annonce particulièrement chargée pour Mlle Myself. Et pas seulement à cause du déménagement et emménagement avec toute les joyeusetés paperassiques d'un retour d'expatriation (franchement les Sécu, CAF, & Cie en français, c'est trop le bonheur :'-), et pas juste non plus à cause des trois marmots à réinstaller (non tu ne PEUX pas faire activité Hip Hop et activité Skate en MÊME temps et oui c'est douloureux de choisir), pas juste à cause des 10000 amis à aller retrouver (hiiiii)... Non, la rentrée sera aussi livresquement chargée avec pas moins de... hum... 5 livres pour ce mois-ci. Attention c'est parti !
Primo : hello Sibylle ! et bybye aussi ! C'était vraiment une belle expérience mais ce tome 6 achève l'année de scolaire de la 6e Art, et donc la série. Une chouette aventure humaine aussi avec Kim Consigny bien sûr, ainsi qu'avec les éditrices Héloïse puis Gaëlle qui m'ont été super super précieuses. On a essayé de soigner le final avec du dénouement, et du sentiment, et toujours des rigolades de copains. C'est la fin de l'année et les Five partent en vacances pour enregistrer leur première maquette... Bon vents mes petits amis de papier !
Deuzio & terzio : ce sont un petit peu les petits frères et soeurs de Sibylle, puisque Au secours sera ma nouvelle série chez Flammarion, mais pour les un peu plus jeunes! L'illustratrice est cette fois la pétillante Églantine Ceulemans et elle vous offrira en bonus une page BD à chaque fin de chapitre. Il s'agit encore d'une bande de voisins/copains (j'aime les copains ^_^) qui habitent dans un immeuble et qui affrontent les mini-drames du quotidien. Les deux premiers opus sortent ce mois-ci avec d’authentiques (et toc) vrais bouts de vécu dedans.
Quarto : une toute nouvelle collaboration avec la jeune et talentueuse Amélie Videlo dans une maison d'édition que j'aime en silence depuis loooongtemps, Sarbacane. Il s'agit cette fois d'un album - magnifiquement illustré à l'acrylique !- et l'histoire est celle d'un meunier qui voit son petit train train bouleversifié par une anarchiste semeuse de fleurs. C'est une histoire sur la douceur des rouages et sur la nécessité des grains de folies pour venir les gripper parfois. En gros. J'espère qu'il vous plaira :-)
Quinto : the last but not the least, voire même the first tellement je l'attends avec frétillement : NINA ! Un album un peu jazzy sur une grande grande dame de la chanson, et des droits et de plein de choses encore... Un album bichonné avec amour, patience et pierre noire par Bruno Liance. Il sortira dans la très belle maison Gallimard-Giboulées et il sera S-U-P-E-R-B-E, c'est une promesse !
Wouala. Je parlerai un petit peu plus longuement de chacun de ces nouveaux bébés dès que je sortirai la tête de l'eau - enfin du skate, et du hip hop, et de tout le reste. Je vous bisoute tous bien fort !
vendredi 14 août 2015
Tandem d'été !
Comme mon petit doigt me l'annonçait au dernier post, c'est bien Marie-France qui ouvre aujourd'hui le nouveau Tandem ! Le principe est toujours le même : se faire rencontrer auteurs et illustrateurs dans un cadre le plus libre possible. Proposez une image ou un bout de texte, et vous verrez si le coup de foudre est au rdv le 27 août, jour de la mise en ligne. Alors videz vos tiroirs, chauffez vos mollets poignets, et on se retrouve là-bas :-)
mardi 11 août 2015
100 graines d'idées... une pause ?
Coucou Odile, Éva, Palina, Bénédicte, et vous tou(te)s qui faites vivre ces petites graines :-) Vous l'avez peut-être remarqué, mais je suis très très peu présente en ce moment... En réalité je déménage, je suis dans les cartons jusqu'au cou, avec de la peinture au-dessus, et une bâche pour protéger mon sweet ordi et finir les deux romans et les deux articles que j'ai promis pour la rentrée.
C'est dur de suivre tout, et du coup j'ai vraiment l'impression de passer à côtés de vos textes, de ne pas assez bichonner mes graines, c'est hyper frustrant. Alors comme je vois que vous êtes plusieurs à être partis en vacances, j'en profiterais ben poir vous proposer une pause. On reprend en septembre ? Ou du moins fin août ? Ça ne vous ennuie pas ? En attendant Marie-France vous prépare une Foire aux Tandems, mais chut, c'est encore un secret ;-)
| même pas le temps de prendre une photo correcte -_- |
C'est dur de suivre tout, et du coup j'ai vraiment l'impression de passer à côtés de vos textes, de ne pas assez bichonner mes graines, c'est hyper frustrant. Alors comme je vois que vous êtes plusieurs à être partis en vacances, j'en profiterais ben poir vous proposer une pause. On reprend en septembre ? Ou du moins fin août ? Ça ne vous ennuie pas ? En attendant Marie-France vous prépare une Foire aux Tandems, mais chut, c'est encore un secret ;-)
Bref : bravo, break, bises et à vite !
lundi 10 août 2015
100 graines d'idées #50
CINQUANTE !!!!
Carrément ! Comme ça ! La moitié ! Vlan !
50 graines... Combien de pousses ?
Pour aujourd'hui, mission spéciale : prenez l'une de ces pousses, un bout d'histoire que vous avez commencée, et bichonnez-la... Ajoutez, enlevez, reformulez, qu'elle se dirige peu à peu vers l'état de plante qui tient debout toute seule. Quand ce travail est fait, si vous le souhaitez, je vous donnerai ma liste de contacts d'éditeur pour que vous tentiez de l'envoyer. Le mois d'août est un moment relativement calme dans l'édition : les livres de la rentrée sont partis chez l'imprimeur, et les éditeurs ont le temps pour partir en vacance... ou pour lire de nouveaux textes. Bref, aujourd'hui :
aboutissez l'une de vos histoires !
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| de Sébastien Mourrain |
Joyeux jour à tous :-)
dimanche 9 août 2015
100 graines d'idées #49
Aujourd'hui je vous propose de tenter de décentrer le point de vue, en me racontant :
Les vacances de la famille Moustiques
merci merci :-P
samedi 8 août 2015
100 graines d'idées #48
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| Les Footballeurs, Nicolas de Staël, 1952 |
C'est un sujet que j'ai tendance à squizzer parce que je ne suis moi-même pas franchement passionnée (oh le bel euphémisme !), mais justement, j'attends de lire vos émotions sur le thème :
chronique sportive
intime, ou inter-planétaire, victoire ou massacre, dans l'eau ou sur gazon, racontez-moi un beau moment de sport... Et 1, et 2, et 3 mercis ;-)
vendredi 7 août 2015
100 graines d'idées #47
Envie de fleur et de récit de vie... Alors, si vous le voulez bien, je vous propose aujourd'hui d'écrire :
Les mémoires d'une marguerite
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| Anonyme mais ici... |
Évidemment, vous pouvez choisir une autre fleur. Belle journée à tous !
jeudi 6 août 2015
100 graines d'idées #46
Je vous propose aujourd'hui d'écrire sur ce magnifique slogan qui a bercé notre enfance (enfin la mienne). Sur l'alcool ou pas. Sur l'abus ou pas. Sur les pulls jacquards ou pas. À vous de voir ;-)
mercredi 5 août 2015
100 graines d'idées #45
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| un peu d'autot-pub, avec Olivier Philipponneau et MeMo |
Un peu de technique (ta mère - pardon, cette blague pourrie est plus forte que moi, hum), un petit défi structurel pour aujourd'hui : le conte randonnée. Celui qui se construit par étapes, souvent des rencontres, avec la reprise d'une formule-leitmotiv... C'est le principe de La Petite Taupe qui voulait savoir etc. ou de La grenouille à grande bouche, et c'est moi-même un genre que j'utilise souvent avec par exemple Zébulon, Perdu !, Mon voyage en gâteau... Bref :
Écrivez un conte-randonnée, svp :-)
mardi 4 août 2015
100 graines d'idées #44
OMG, je suis désolée, il n'y a pas eu de graine hier !! Je pensais les avoir programmées pour plus longtemps, et entre le déménagement (je cartonne, tu cartonnes, il cartonne...) et la thèse (rien que le mot me crampe le bide), j'ai a peine le temps de lire vos participations. Vraiment désolée :-( Je replante de suite ! So, pour aujourd'hui, un peu de fraîcheur :
Écrivez une histoire de cavernes...
Merci :-)
dimanche 2 août 2015
samedi 1 août 2015
vendredi 31 juillet 2015
100 graines d'idées #41
Houlala, déjà le 31 juillet, la moitié de l'été !!
Été moitié plein ou moitié vide, avec ou sans votre moitié...
et si vous écriviez une histoire de moitié ?
jeudi 30 juillet 2015
100 graines d'idées #40
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| by Hyacinthe Rigaud, 1690 |
Je l'admire beaucoup pour son sens de l'efficacité, notamment son art de camper en 2 mots des personnages, son usage des dialogues toujours minimalistes, mais aussi pour sa fausse simplicité, avec surtout, ses moralités tellement immorales que je me demande par quelle sorcellerie on continue à les faire ânonner aux pauvres mômes qui comprennent absolument rien à ce qu'ils racontent !! Bref, La Fontaine est je trouve pour nous tous un grand grand maître. Alors on y va :
2 personnages + 1 histoire + 1 morale =
vous m'écrivez une fable ?
Joyeux jour :-)
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