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mardi 12 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...

Hop, le conseil du jour, by Charlotte Sjöstrand. Merci !
 
Atelier de Francis Bacon, visible à 10 min de chez moi, .

I - Comme Innover. Et investir. 

Alors oui, le mauvais artisan se plaint de ses outils, mais il faut longtemps tâter de tout. Je suis une grande adepte des fonds de cale de magasins de beaux arts en cessation d'activité. Je fréquente assidûment ebay et le bon coin à la recherche de vieux lots de plumes, pinceaux, papiers, encres...que je n'utilise peut-être pas toujours mais qu'au moins j'aurais tenté. D'autres moins radins que moi achètent le dernier cri du feutre et autres aérographes ou stylos numériques, et je trouve ça génial, d'une façon générale se renouveler techniquement, quel que soit le budget. Ça ne se voit pas forcément au résultat final. Mais c'est une part intégrante du plaisir de la découverte qu'est le dessin, cette attitude de curiosité technique apporte sa dynamique au résultat, pas forcément donc, le résultat formel, mais plutôt le nerf.

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...


Whou, une cigarette ! Il en faut bien peu pour se sentit transgressif aujourd'hui...

V-    Va-et-Vient

Je pique la citation proposée par ma copine Anne-Gaëlle Balpe qui l'a elle-même piquée au grand Roald Dahl : " Au moment où j’approche de la fin d’une histoire, la première partie aura été relue et modifiée et corrigée au moins 150 fois. Je me méfie et de la facilité et de la rapidité. Bien écrire, c’est essentiellement réécrire. Je suis certain de cela." Ben moi aussi. Ça tombe bien ;-)

Et dans la journée, Charlotte Sjöstrand vous cause innovation... A +

lundi 11 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...



H - Comme Honnête. 

Rester lucide. Si quelque chose ne va pas, c'est que quelque chose ne va pas. Rien ne sert de faire l'autruche.  

( Et j'en profite pour ressortir cet excellentissime dessin de Gwen ^_^ Dans les cartons depuis un petit bout de temps, mais toujours l’œil bien virulent !)

vendredi 8 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...

On rouvre le moteur avec Charlotte Sjöstrand... Bonne patouille !

Type devant un caoutchouc

G - Comme Gomme. 

Blanche, moi, je peux pas sinon. Et tout plein à travers toute la maison pour être sur qu'elle ne manquera pas au moment crucial.
Et réserve à la gomme. On en a besoin pour faire un détail au milieu de grands aplats de couleurs transparentes, telles qu'encres, aquarelle, et dans une moindre mesure, gouache. On sait ou pas, que les éditeurs boudent les dessins qui présente des taches, auréoles manques, dans les a-plats de couleurs transparentes. Ces dessins comme on sait ou pas passent très très mal à l'impression (comme parait-il le jaune citron et le bleu turquoise, entre parenthèses) c'est pourquoi l'illustration a une telle quantité de dessins en à-plats. Donc, pour éviter de faire des taches, on a la réserve à la gomme. Là je raconte pour ceux qui ne savent pas. On tend son papier avec du scotch de bureau ou autre, sur sa table (voir lettre T) on utilise un pinceau de pas trop mauvaise qualité mais pas non plus son meilleur poil de martre, qu'on a enduit de savon. Avec ce pinceau, on,recouvre de réserve à la gomme les zones de détail. La réserve à la gomme est blanche, ne prennez pasla bleue, elle teinte le papier. Avant de l'appliquer vous avez retourné et -non agité violemment- le flacon, trois ou quatre fois. Ce n'est pas explosif, c'est juste qu'on essaie d'éviter les petites bulles. La règle veut qu'on utilise un pinceau. Mais moi, j'utilise un vieux manche de stylo un peu large, que j'a taillé en biseau et fendu, comme un kalâm. Je connais une dame qui utilise une plume. L'avantage, c'est qu'on ne passe pas son temps à savonner son pinceau. L'inconvénient? Aucun.
On fait sécher, mais surtout pas au soleil. Surtout pas.
Par contre le sèche cheveux, ça va et on gagne du temps.
Ensuite, on utilise un gros spalter, on applique sa, ses couleurs de fond.
Et dernier détail, on fait sécher très soigneusement. Sèche cheveux, etc mais toujours pas  de soleil. Ce dernier séchage est très important. Descotcher un coin de papier et regarder au dos, même, passer un coup de sèche cheveux au dos jusqu'à totale disparition de l'humidité qui se concentre souvent sous la gomme justement.
Enfin, gommer la gomme avec une gomme blanche ou le doigt. Vous pouvez maintenant vous concentrer sur les détails.
Ps....au sujet des taches...Quentin Blake en fait partout. Et bizarrement ça passe bien à l'impression. Je me perds en conjectures.

jeudi 7 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



U-    Ulcères

Après le tripalium d'hier, continuons dans la lignée avec LE truc pénible mais incontournable : le contrat. Au premier on est happy happy, mais en fait je crois que c’est ce qu’il y a de pire. Par ce qu’un contrat c’est un accord entre deux personnes, et que donc il faut que les deux soient d’accord. Élémentaire mon cher La Palice... mais en fait non. Et quand en plus on sait qu’on cède en France nos droits d’auteur jusque 70 ans après notre mort, c’est vraiment important d’être prudent. La Charte a répertorié 9 points particulièrement sensibles à vérifier, les voici, à apprendre par cœur.

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


Re-Holbein illustrant re-Erasme dans son Eloge de la folie. Le monde est petit.

F - Comme folie. Sans commentaire.


mercredi 6 février 2013

Règlement de contes


Ruth B. Bottigheimer, Fairy Tales. A New History, State University of New York Press, 2009.

En attendant le mot du jour de Clémentine, je viens à mon tour vous causer universitaire... Je crois bien que c’est mon premier compte-rendu de lecture ici, mais la matière en vaut vraiment la chandelle, et, au vu de la proportion d’amoureux de littérature jeunesse qui traînent dans le coin (coin), je pense qu’il peut être utile de jeter ce pavé dans ma wonder-mare-à-moi. Car l’essai de Ruth B. Bottigheimer est, me semble-t-il, l’un des plus importants publiés ces dernières années et condense une foule de remarques rencontrées ci et là au cours de lectures pour ma thèse (qui avance doucement, très doucement, mais sans doute aussi très surement, hum).

Donc.

L’ouvrage de Bottigheimer se présente comme une enquête archéologique dans l’histoire des contes de fée. Elle commence par définir trois types de contes :

- Les contes folkloriques (Folk Tales) aux protagonistes issus de milieux populaires et qui se terminent souvent mal, ou par un retour aux conditions premières. Ce sera par exemple le conte des Souhaits ridicules.

- Les contes sur le monde féerique (Tales about Fairies and Fairyland) posent deux mondes parallèles et offrent une fin ouverte. C’est le cas par exemple du conte de Mélusine, et de nombre de contes celtiques.

- Les contes de fées proprement dits (Fairy Tales) finissent forcément bien et se déroulent dans un monde qui ressemble au nôtre mais qui est gouverné par ses propres lois (les loups parlent sans que cela n’étonne personne et les ânes crottent de l’or, entre autres).

Bottigheimer montre comment les éditions des Grimm ont brouillé ces différents genres. D’une part par la traduction de Kinder- und Hausmärchen (Les contes de l’enfance et du foyer), souvent appelés simplement « contes de fées », puis dans la composition même (le premier volume contient la plupart des contes de fées célèbres aujourd’hui tandis que le second regroupe essentiellement des contes folkloriques), et ensuite, par un travail délibéré d’effacement des sources. En effet, l’essai montre de manière assez édifiante comment l’identité des conteuses de Grimm (des jeunes filles de la bourgeoisie de Cassel) a progressivement été remplacée par des mentions d’origines géographiques, puis éclipsées par la figure de « La vieille Marie », une sorte de conteuse type en fichu, mais qui serait en réalité la sœur aînée de l’une de ces familles bourgeoises que fréquentaient les Grimm, les Hassenpflug.

Bottigheimer replace cet effacement dans le contexte idéologique qui était celui de l’époque : quête de fondations de la germanité + haine de l’envahisseur napoléonien qui excluait tout à fait (consciemment ou non) de rendre à Perrault ce qui appartenait à Perrault, sans même parler des excentriques italiens (Oh mein Gott). L’évolution des préfaces marque là encore, le gommage de la question, les frères Grimm préférant mettre en avant la vision romantique de contes « purs », portés par le monde paysan, et non contaminés par les aléas de l’histoire et les perversités de la modernité.

Tout cela était dans l’air du temps, et se justifie assez aisément. Ce qui s’explique moins, c’est que cette vision reste encore aujourd’hui la plus répandue et soit outil, plutôt qu’objet, d’étude. C’est qu’un amalgame s’est créé autour des contes et de l’enfance, pour en faire une sorte de représentation de l’enfance de l’humanité justifiant alors des analyses anthropologiques ou psychanalytiques. Le mythe du conte (au sens barthien du terme) est aujourd’hui si fort qu’il est très difficile de le remettre en cause, ou même de prendre du recul. L’enquête de Bottigheimer le fait avec beaucoup de méthode et met en lumière l’histoire livresque du conte de fée. Elle creuse la bête, déterre les influences, passe des Grimm, à Perrault, à Basile, à Straparola, et place entre les mains de ce dernier la responsabilité de l’invention du conte moderne, celui du Rise Fairy Tale, le "conte d’élévation" dont Cendrillon ou Le Chat Botté sont devenus au fil des siècles les meilleurs représentants. Un type de conte qui célèbre la notion centrale de notre modernité : l’individu. Pour le meilleur et pour le pire ;-)

Allez, un regret dans tout, ça : qu’il n’existe pas en français. J’espère qu’un gentil éditeur va vite nous réparer ça. Merci de m’avoir lue, et merci de n’envoyer des pierres que sous forme de commentaires.

Belle journée à tous !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


Le conseil du jour, par Charlotte Sjöstrand, merci madame !


E - Comme écrire... c'est au minimum un excellent dérivatif. Et au maximum un moyen de voler de ses propres ailes en tant qu'auteur. (Avec en illustration, Erasme peint par Holbein, le jeune. On croise du beau monde ici. Mais oui ^_^)

Et comme il est court, et un peu dans la suite, je mets le miens aussi, pour les auteurs donc :

T - Comme travailler... Si vous voulez écrire en pro, ce sera inévitable, à un moment, ça va devenir un travail, du latin tripalium, un instrument de torture. Bref, aussi chouette que cela paraisse de l’extérieur, écrire c’est aussi un truc pénible qu’il faut reprendre, et reprendre, et envoyer, et relancer, et re-reprendre. Un truc à travailler, quoi. Compagnons de galère, on rame !

mardi 5 février 2013

Perdu(e) ! en scène



C’était tout à l'heure, à Boulogne sur Mer, avec des projecteurs, de la sono, et surtout un gros gros boulot des CP de l’école Macé d'Equihen, de leur enseignante, et de Caroline leur intervenant en musique (qui est aussi sœurette de Véronique Massenot ET violoncelliste, y en qui cumulent ^^). Au résultat : une super mise en scène musicale de notre album Perdu ! avec Olivier aux éditions MeMo.

Un flot de mercis et de bravos à tous !

Les Petits Poucets en coulisse... J'avais juste une phrase, pas de papa-maman dans la salle, mais je crois que j’étais la seule à avoir le trac. De vrais pros ! Bravo :-)

Allez-y !



Il faut. C'est d'Anne-Gaëlle Balpe et c'est trop. Ça s'appelle Ma vie d'auteur jeunesse en gif animés, il y a un petit côté ovni, mais tout y est 100% vrai et 200% drôle. Bonne promenade !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...

Voici le 4e conseil de Charlotte Sjöstrand, merci copine ! Et j'en profite (lâchement) pour faire une petite pause dans mon propre abécédaire : ces speed ces jours-ci avec la résidence à Boulogne, et je voudrais changer 2-3 trucs... J'ai le droit, hein ? Mais bien sûr Alice, c'est toi le chef ici. Ha ben super... A vite alors :-)

by Steve McCurry

D - Comme détachement. 

Appliquez la maxime hindouiste du renoncement: c'est l'action de dessiner qui fait que vous dessinez, en regard de cela le résultat compte peu. Ce conseil est utile pour échapper à la pression du résultat.

lundi 4 février 2013

Dédicace !



A vite vite vite :-)

Débarquement de peintres !



Il est là, et il est BEAU !!!

Je vous concocte un petit concours vite, vite, mais je voulais déjà partager cette youpi-news avec vous :-)
Illustré par le talent d'Olivier et bichonné par Frimousse.
Merci et, donc, youpi !


 
(Désolée, les photos sont bof, la lumière est atroce ces jours ci...)

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



S-    Stabilité

Ce post vient en contrepoint du R de samedi : il faut laisser de l’espace, certes, mais pas se reposer dessus non plus. Notre histoire doit être suffisamment stable pour tenir debout toute seule. On ne doit pas avoir à l’accompagner d’explications. Idem pour le travail du lecteur, il faut laisser de la place à son imagination et à son intelligence, mais ce n’est pas à lui de dénouer un moment clef derrière une métaphore que vous, vous trouvez trop belle. Il faut dire juste le nécessaire, mais il faut le dire quand même !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


A y est, on entre dans le cambouis ! Merci  Charlotte Sjöstrand :-D


C - Comme crayon

... si vous encrez ensuite alors....maigre, le crayon....4H....c'est assez désagréable quand ça crisse sur le papier, mais ça donne tellement de marge de reprise.
Et comme crayonné. Le crayonné est une maquette de votre futur dessin en couleur, très précise, mais réalisée au crayon en gris. Il sert à rassurer l'éditeur sur la clarté de vos idées et les éléments que contiendra le dessin, plus en détail que le chemin de fer. C'est une étape qu'on peut sauter, mais en fait avec le temps je me concentre de plus en plus dessus. Il est surtout utile pour vous, illustrateur, de faire cette maquette. Finalement, son rôle pour rassurer l'éditeur est secondaire, par rapport au jalon qu'elle constitue pour atteindre un dessin couleur riche en détails et bien composé. Voici comment j'utilise mes crayonnés ( surtout pour les scènes avec des éléments de décor importants)
Si on travaille sur des planches de bonne taille, le crayonné peut-être moins grand que le dessin final du moment qu'il reste proportionnel.
Je fais donc le crayonné. Je le scrute d'un oeil critique et je note tout ce qui doit être ajouté, repositionné et supprimé. J'essaie autant que possible de faire les changements directement sur le papier. Je scanne le dessin, et je le retravaille par ordinateur, pour agrandir supprimer rapetisser, repositionner, pivoter tous les détails de mon choix. S'il manque des personnages, détails, je les dessine sur une autre feuille, que je scanne (investir dans un scanner epson a3 de haute résolution de deuxième main n'est pas un luxe) je fais un montage. Puis, j'imprime le résultat au format de mon dessin définitif ( si c'est grand j'imprime en plusieurs morceaux et je scotche plusieurs feuilles a4 entre elles)
J'utilise ensuite ma table lumineuse pour placer les grandes lignes de cette composition sur du meilleur papier. Je vous donnerai bientôt ma recette pour une belle grande table lumineuse pas chère, utilisable aussi comme table à dessiner (mais il va falloir pour cela lire mes conseils philosophiques jusqu'à la lettre T)

samedi 2 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



R-    Retrancher

Après le barbu d’hier, un géant d’un autre genre, Stephen King qui dit qu’une V2 c’est une V1 – 20%. Je traduis : en gros ça veut dire que reprendre un premier jet (la V1) consiste à réécrire des passages et à condenser, jusqu'à en virer un cinquième. Out, tout ce qui n’est pas strictement utile à votre intrigue ! Out aussi les grandes descriptions, une image sera bien plus efficace que toutes vos belles phrases. Il faut dire juste le nécessaire pour être compris. Ainsi vous laisserez de l’espace à l’illustration et, bien sûr, à l’imagination du lecteur.

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...



B - Comme bureau. 

Ayez une forme d'ordre. Classez et conservez vos dessins qui ont eu du sens à vos yeux même s'ils ne vous évoquent plus rien. Avec vos livres publiés mais peut-être plus encore, ils sont le témoignage de votre parcours, de vos avancées, de vos progrès. Ce sont eux qui vous aident à comprendre que votre carrière n'est pas une longue station assise derrière la table à dessiner. La lettre D et la lettre J viennent contrebalancer ce conseil.

Et si vous êtes tenté par un bureau de jardin, plus classe que les nains, c'est par ici

Hát, ez nagyszerű !



Ou françaisement dit : Alors ça, c'est super ! Un article sur notre Pierre La Lune, avec Célia Chauffrey, en hongrois ! Pas la moindre idée de ce qui s'y raconte, mais les 5 petites étoiles laissent présager tout un tas de trucs gentils... Alors köszönöm (trop fort le merci !), et köszönöm aussi à Ojni pour m'avoir signalé l'info, et une csók (une bise, ça y est, j'adore cette langue..). Sur ce, je file Abécéder. A tout'

vendredi 1 février 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...


Allez, souris Émile, elle finit bien ta série... 

Q-    Quotidien

« Nulla dies sine linea » avait fait écrire l’ami Zola sur sa cheminée de Meudan. Vous pouvez vous le tatouer en version française « Pas un jour sans une ligne » ou en chinois pourquoi pas, en tout cas c’est absolument indispensable. Comme pour la course à pied, la musique, la cuisine : c’est ce que vous faites tous les jours qui définit ce que vous êtes (je crois que c’est une citation piquée, mais je ne sais plus à qui… Si vous pouvez me le dire, c’est cool, sinon tant pis, la sagesse est universelle, n'est-ce pas ?). Allez, au boulot !

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (by Charlotte) pour devenir illustrateur jeunesse...


Voici comme promis, le premier conseil de Charlotte Sjöstrand, illustratrice à l'Ecole des loisirs, et prof de peinture à ses heures perdues. Mille mercis pour ce partage d’expérience, et à demain pour le conseil en B :-)


A - Comme AVIS. 

Écoutez les avis des autres dessinateurs. Tous ont quelque chose à vous apprendre. Gardez les bien en mémoire et notez s'ils se recoupent, à quelles difficultés ils font référence...faites comme Zlatan: écoutez et n'écoutez pas. N'obéissez pas mais soyez toute ouïe

L'image représente une sculpture de Camille Bryen qui se trouve au centre Pompidou.

jeudi 31 janvier 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



P-    Presse

On me demande souvent si c’est plus facile de publier en presse… Sincèrement, je n’en sais rien ! C’est sûr qu’il y a une grosse demande puisqu’il faut sortir un magazine par mois, mais les histoires sont en général de grande qualité et je ne vois pas où serait du coup la facilité.  En tout cas, n’hésitez pas à tenter parce qu'une chose est sûre : si vous ne faites pas le premier pas, ce ne sont pas eux qui viendront vous chercher !

Et en guise d'illustration, le "Mes Premiers J'aime Lire" du mois, avec un mini-roman très sympa signé Nadine Brun-Cosme, collègue que j'aime beaucoup plumesquement et humainement. Une bise au passage ;-) 

ABC en vue !



C'est avec un graaaaaaaaaaaand plaisir, et un poil de fierté, que je viens vous annoncer l’arrivée de nouveaux alphabets déclinés par mes Wonder-Collègues ! C'est en ce moment-même chez la brillantissime Clémentine Beauvais qui, en plus d'avoir écrit un des plus chouettes livres de 2012, est en train de finir sa thèse à Cambridge et vous propose un :

* Abécédaire des concepts critiques en littérature jeunesse *


Étudiants, curieux et autres passionné, c'est à ne pas rater, chaque lundi, mercredi et vendredi, ici !


Ensuite, c'est une autre copine, Charlotte Sjöstrand, illustratrice à l'Ecole des loisirs, et qui se propose de décliner une file de conseils mais du côté pinceau. Nous aurons donc un :

* Abécédaire de conseils pour devenir illustrateur jeunesse *

Et cette fois, ce sera ici-même...  Après le mien ? Ou en parallèle ? Vous avez un avis sur le sujet ?

En tout cas je suis vraiment ravie... Je trouve que c'est une chouette manière de partager sur ce qu'on fait, une façon de le rendre accessible à tous, mais justement en en soulignant les exigences. Bref, je suis contente. Merci les filles !!

mercredi 30 janvier 2013

Ils arrivent !!!



Après les dragons, après les princesses, voici qu'un débarquement d'aliens est annoncée en librairie ! Les petits hommes verts ne m'ont pas encore communiqué de date officiellement officielle, mais ils ne cessent d'envoyer ce message en boucle : "We are your friends. We are your friends. We are your friends." Je vous tiens au courant. Je peux en tout cas vous dire que le pinceau est toujours de la talentueuse Mélanie Allag et la navette spatiale fournie par P'tit Glénat. Merci à eux pour leur talent et leur confiance :-) Et quelques images de double-pages, bientôt, en totale exclu. A vite !




ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



O-    Ouvrir un blog ?

C’est une question qu’on me pose souvent et pour laquelle j’ai toute prête une vraie réponse de Normande. OUI c'est utile : mon blog a vraiment été un tremplin, il m’a servi d’atelier, de boudoir, de vitrine, avec lui j’ai appris à écrire, à réécrire, grâce à lui j’ai rencontré plein de gens géniaux. Mais aussi p’t’ête ben que NON : c’est un peu comme un Tamagotchi, il ne suffit pas de le faire naître il faut aussi s’en occuper, l’alimenter avec de nouveaux post, répondre aux commentaires, le faire évoluer, refaire la peinture de temps en temps… C’est beaucoup d’énergie, alors si vous n’êtes qu’à moitié tentés, laissez tomber, et concentrez-vous sur vos textes. Il est d’abord là notre métier. 

mardi 29 janvier 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



N-    Non

Si vous décidez de vous lancer pour de vrai dans l’aventure, préparez-vous à une flopée de « non ». Ils sont inévitables, sur toutes les étapes du parcours. Un auteur rencontré en salon me disait : « Il faut proposer dix projets pour que l’un d’eux soit publié, et il faut publier dix projets pour que l’un d’eux ait du succès ». C’est très vrai. Et même pour ce premier projet publié, il y aura eu dix (vingt ?) éditeurs pour vous dire « non » avant… Mais un « oui » suffit pour que le livre existe ! En attendant, il faut se blinder un peu et oublier le mythe de l’égo de l’écrivain. Allez, danse du balais sous les fourches caudines et happy mardi !

lundi 28 janvier 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



M-    Mitraillez !

Là, je sens que je vais me faire plein d’ennemis chez les éditeurs, mais tant pis. Quand vous avez votre projet ficelé, envoyez-le PARTOUT. Le concept de ligne éditorial est un truc assez flou et qui dépend entièrement de la personne qui aura votre projet entre les mains… Tout marche au coup de cœur, et c’est tant mieux ! Après, il y a évidemment quelques limites : vous ne publierez jamais les aventures de Chouchou le Lapinou trop chou au Rouergue. Mais ne vous en inquiétez pas, ça leur prendra un quart de seconde pour écarter votre projet... et certains « oui » sont parfois de vraies surprises. Au fur et à mesure des projets, des affinités se créent avec tel ou tel éditeur, et l'on cible de plus en plus, mais au début on ne peut pas savoir avec qui ça accrochera. Wouala.

Belle semaine à tous !
 

Une nouvelle maman



C'est une image de Claire, et c'est une bien belle façon de commencer la semaine... Merci copine :-) 

Voici donc après les mamans d'Abder et de Léandre, celle de Stéphane qui vit dans une caravane. Et tiens, j'en profite pour vous avouer que c'est mon rêve secret : vivre dans une roulotte ou une péniche, et que c'est tout de même drôlement dommage que le man de my life soit fils de maçon. Ce doit être merveilleux de se sentir léger, nulle part attachée, libre... Bref, bref, bref. Bises de lundi !

samedi 26 janvier 2013

ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



L-    Lire

Lire évidemment, mais pas forcément de la littérature jeunesse. Perso j’en lisais très peu, et même aujourd’hui je lis surtout les copains copines (allez j’avoue : je préfère les images ^_^). Mais oui bien sûr il faut lire, lire, lire et sortir, au musée, au théâtre, au cinéma… C’est ce qui nourrit notre imaginaire, et c’est avec ça qu’on écrit après. Et puis, ça va, c'est un conseil plutôt sympa !


L'image subliminale patriotique n'est pas du tout fortuite. Infos ici et vive les Irish :-)

vendredi 25 janvier 2013

Comme une envie d'Emilie...


C'est la faute à ma copine Claire et à son lapin bleu... Et comme je ne sais pas choisir, j'en mets plein. Petit moment nostalgie, mais on a le droit, c'est vendredi ;-) 






 



 


ABC d'un Wonderjob : 26 conseils (très personnels) pour devenir auteur jeunesse...



K-    Kommuniquer sans psykose
(Désolée, pas d’idée de recommandation sur le kiwi, le képi ou le kayak !)

Donc oui, communiquer, n’hésitez pas à poster vos textes en ligne pour demander des avis… Laissez tomber les sociétés de soi-disant protection complètement bidons, ou la Société des gens de lettres ruineuse. Aucune des deux ne vous épargnera de toute façon le passage par le tribunal (et les frais qui vont avec) pour faire éventuellement valoir vos droits.  Le plus grand danger quand on est débutant, ce n’est pas d’être plagié, c’est de n’être pas lu. Et personnellement, je trouve même que la publication en ligne est une sorte de protection : si un jour j’ai un souci, et si je décide de me ruiner en procès, je sais que je pourrais compter sur le témoignages de tous mes proto-lecteurs, ceux de mon blog, vous quoi ;-)

Allez, pour les plus stressés, je vous donne un petit truc sans trop savoir ce que ça vaut : envoyez-vous votre œuvre par la poste, dans une lettre cachetée que vous n’ouvrirez pas et qui servira de preuve devant le tribunal si un jour il y a besoin.