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mardi 30 juin 2015

100 graines d'idées #10

Dixième jour déjà ! Et une question de circonstance :

D'où vient le 10 ?

Les calculatrices sont autorisées ^_^


lundi 29 juin 2015

dimanche 28 juin 2015

100 graines d'idées #8


Allons aux faits...

Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi... et pourquoi dimanche ?

Hein ? Pourquoi... Vous avez 24h ^_^


samedi 27 juin 2015

100 graines d'idées #7

7e jour de notre parcours, soit 168 heures, ou 10080 minutes, qui font une semaine pleine ! Je pense que vous êtes dorénavant prêts à affronter les questions existentielles... So, c'est parti :

Mais que fait la petite souris de toutes ses dents ??

Hé, hé...

À demain :-)

vendredi 26 juin 2015

100 graines d'idées #6

C'est vendredi, je vais être gentille...
Un peu de paix et de légèreté :

La cabane de vos rêves ?


d'Éric Puybaret, expert en la matière...

jeudi 25 juin 2015

Vous reprendrez bien un peu de poudre de fées ?



Prenez une illustratrice surdouée (Shiitake) des éditeurs hyperactifs (nobi nobi) quelques mots (les miens) et tadam : le troisième opus de Yôsei est né ! Retrouvez toute la collection et sa dream-team de créateurs à la Japan Expo la semaine prochaine. J'y signerai en effet en compagnie de Shiitake :

jeudi 2 juillet 12-14h
et
vendredi 3 juillet 12-14h

***

À très vite ;-)


100 graines d'idées #5

Coucou tous ! Je pars pour quelques jours en France pour des raisons violloncestico-familio-professionnelle et serai pas donc pas super super disponible la semaine qui vient... Mais je vous laisse avec nos petits exercices quotidiens et me réjouis de trouver vos textes à mon retour ! Soyez sage (ou pas) et créatifs (ça si) et je vous dis à vite vite :-)

Et la question du jour sera...

Une histoire à partir des syllabes do ré mi ?



mercredi 24 juin 2015

100 graines d'idées #4

Hop hop, 4e jour, à petites foulées on continue de se dégourdir le neurone avec une question concernant cette fois le jeu des registres. Il en existe plusieurs en littérature (le comique, le tragique, la pathétique...) que l'on utilise en fonction de l'effet que l'on veut produire sur le lecteur (respectivement le rire, l'effroi, la pitié...). En gros. L'un de mes chouchous est le fantastique (= inspirer la peur) qui est particulièrement intéressant en ce qu'il doit s'ancrer dans une réalité vraisemblable avant de suggérer l'invraisemblable. Toto le dit vachement mieux que moi, alors je copie-colle sa définition en bas, et votre mission du jour sera donc :

 Décrivez un lieu de votre quotidien qui pourrait servir pour une histoire fantastique.


Dans un monde qui est bien le nôtre, celui que nous connaissons, sans diables, sylphides, ni vampires, se produit un événement qui ne peut s’expliquer par les lois de ce même monde familier. Celui qui perçoit l’événement doit opter pour l’une des deux solutions possibles : ou bien il s’agit d’une illusion des sens, d’un produit de l’imagination et les lois du monde restent alors ce qu’elles sont ; ou bien l’événement a véritablement eu lieu, il est partie intégrante de la réalité, mais alors cette réalité est régie par des lois inconnues de nous. Ou bien le diable est une illusion, un être imaginaire ; ou bien il existe réellement, tout comme les autres êtres vivants : avec cette réserve qu’on le rencontre rarement.
Le fantastique occupe le temps de cette incertitude ; dès qu’on choisit l’une ou l’autre réponse, on quitte le fantastique pour entrer dans un genre voisin, l’étrange ou le merveilleux. Le fantastique, c’est l’hésitation éprouvée par un être qui ne connaît que les lois naturelles, face à un événement en apparence surnaturel.

Introduction à la littérature fantastique, Tzvetan Todorov

Et à demain !

mardi 23 juin 2015

100 graines d'idées #3


3e jour de soleil d'été ! Je n'ai guère eu le temps hier que de survoler vos productions et pas du tout celui de produire moi-même (exams du grands + bande de correspondants à la maison), mais ça m'a eu l'air bien bien chouette, cette plongée zoomorphique (et phoque). Merci à tous ! Aujourd'hui, on va se promener dans notre propre langue à nous.

Compote in progress, by Manet

Une source inépuisable, je trouve, d'interrogation créative, ce sont les expressions à la con, pardon les expressions idiomatiques... Je vous en propose une pour aujourd'hui, mais n'importe laquelle pourrait aussi bien faire l'affaire. Et comme vous pouvez faire ce que vous voulez comme vous le voulez (règles 1 et 3 du jeu), n'hésitez pas à en prendre une autre ! Donc, à titre d'exemple :


Pourquoi dit-on "tomber dans les pommes" ?


Pour partager les réponses : commentaire. 
Et à demain pour la suite :-)

lundi 22 juin 2015

100 graines d'idées #2


Coucou tous ! 
Deuxième jour de nos rendez-vous créatifs... 
Et une question facile pour aujourd'hui, mais si.

"Piou piou piou piou piou" by Giotto

 On vous propose d’apprendre UN langage animal : lequel et pourquoi ?


Essayez de creuser un peu l'univers de l'animal que vous choisissez, d'explorer ses possibilités, ses sensations, ce qu'il est seul à connaître. Bref, c'est moins votre choix qui compte que les fils que vous en tirerez !

Comme hier, vous pouvez partager votre lien en commentaire, et comme hier : à demain :-)

dimanche 21 juin 2015

Germe d'idée #1


Merci merci pour vos participations ! Merci Arnaud, Éva, Bénédicte, Odile, Nadia, Clovis, Solène... Beaucoup de jolies choses vraiment :-) Et une spécial mention pour Clovis, le plus jeune participant du haut de ses 6 ans :
Et bien maman c'est pour pouvoir être un coeur quand il fait des bisous à un autre point d’interrogation (cuuuuuuute ^__^)
Certaines idées se croisent, c'est normal, mais on reconnait déjà les différentes pattes, c'est super et j'espère les retrouver au fil de vos écritures. Je ne pensais pas vraiment participer moi-même, mais il s'avère que l'idée a germé pendant qu'on était en rando cette après-midi... Donc why not ? Je vous la propose ici. C'est un 2e jet (le premier en voiture, puis ce soir à mon ordi), du in progress quoi... Mais je suis contente d'avoir une idée qui s'est développée, une idée un peu sauvage qui n'était pas commandée par un éditeur ou par qui que ce soit. On verra si la proposition de demain m"""""inspirera"""" aussi ! En attendant, belle soirée et je vous dis aux aurores demain !


Ça c'est pour situer ladite rando...

Le Point d’interrogation

Au royaume de la ponctuation,
Le point d’exclamation,
Fier et droit,
Faisait la loi :

« Je veux ! J’ordonne ! Je somme ! »

Et tout le monde apportait ses trésors.

Tous ses trésors ?

Non, une petite chose résistait,
Impossible à imposer :

« Aime-moi ! »
Ne fonctionnait pas.

Il insistait pourtant :
« Aime-moi, tout de suite, maintenant ! »

Impossible, vraiment,
Si bien que la phrase énervée
Lui claqua la porte au nez.

Le point d’exclamation en fut tout bousculé,
Et sa superbe crête se mit à décliner.

Mais à regarder en bas,
Il vit pour la première fois
Les mots qui se bousculaient,
Se chahutaient, se chamboulaient.

Tout un monde
D’où il sentait
Naitre des questions.

Il se prit à essayer :
« Est-ce que tu crois que tu pourrais m’aimer ? »

« Peut-être… » répondit la phrase d’après.

Le point fut ébahis,
Des promesses enfouies
Dans le creux de ces trois points.
Il se pencha encore un brin :

« Et est-ce que tu crois qu’on pourrait être ami ? »

« Mais oui. »

Et ce point
Ce point de rien,
Cachait plus de merveilles,
Que toutes ses vieilles richesses.

Depuis ce jour le point d’exclamation,
Est devenu celui de l’interrogation,
Et c’est avec toutes ses questions
Qu’il pêche les vrais trésors du monde.

Ne sais-tu pas que j’ai raison ?

... et ça c'est pour situer le moment où l'idée a germé.

(L'inspiration est assez rodarienne, pour ceux qui connaissent, et pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le moment de découvrir... Vous trouverez quelques traductions de bibi ici ;-)

100 graines d'idées #1



Coucou tous ! J'étais hyper surprise, et ravie, de votre enthousiasme... et un peu impressionnée aussi :-/ C'est que j'avais prévu un petit truc sans prétention, juste une idée par jour, histoire de jouer ensemble. Du coup j'ai essayé de faire un truc plus rationnel, plus formel, et plus chiant aussi. Alors j'ai tout rebrouillé les cartes et je reviens à mon idée de départ. Tant mieux si ça va dans tous les sens, après tout la règle "ce qu'on veut quand on veut" est pour tout le monde la même. Voici donc une première question :

- Pourquoi le point d'interrogation est-il tordu ?

Si vous avez envie de publier votre réponse sur votre blog et de la partager, vous pouvez mettre un lien en commentaire... Juste parce que c'est plus rigolo à plusieurs et plus facile, quelque part, une fois qu'on ose se dévoiler. Mais c'est comme vous le sentez. À demain :-)

jeudi 18 juin 2015

De l'imagination...


© Misha Gordin

Après avoir déblatéré hier sur l'inspiration et sa bande de muses, j'aimerais aujourd'hui au contraire défendre un concept hyper important je trouve et souvent trop sous-estimé : 

l'imagination !

Entendons-nous bien, il ne s'agit pas de remplacer un mot par un autre, l'imagination n'est pas un don divin, c'est quelque chose que nous avons TOUS, et c'est peut-être même l'une des grandes caractéristiques de l'humain (avant le rire, qui en dépend). Étymologiquement causant, l'imagination est en effet la capacité de créer des images mentales. C'est une capacité innée même si chaque civilisation, chaque communauté, chaque être, a sa propre façon de l'utiliser, et qu'en cela c'est aussi quelque chose de construit. L'imagination c'est comme la force qui fait que le bébé serre le doigt qu'on lui tend. Cette force sera très différemment développée si le bébé en question devient enfant soldat, jeune geek ou petit rat de l'opéra. 

Cette imagination agit la plupart du temps de manière inconsciente. Il suffit, par exemple, de perdre de vue son gamin 5 minutes dans un supermarché pour tracer les grands traits d'un polar, ou encore, de tomber amoureux pour connaître les tourments de la lecture des signes. Bien sûr ces images sont nourries des faits-divers et des romances que nous avons vus/lus, mais on ne fait de toute façon rien à partir de rien, et même les inventeurs des récits les plus WTF utilisent des bouts de monde connu.

Quand ledit parent ou ledit prétendant est sous stress, l'émotivité rompt en quelque sorte les barrières de la rationalité, et l'imagination prend le dessus. Mais au-delà de ces situations de crise c'est en réalité tous les jours que nous nous servons d'elle, c'est toujours à travers des projections que nous organisons notre rapport aux autres et que nous inventons, tant bien que mal, un sens à notre vie.

Cette force est puissante et je suis convaincue qu'elle peut aussi être extrêmement dangereuse. On pense aux maladies psychosomatiques, bien sûr, mais aussi de manière moins spectaculaire aux barrières mentales que l'on s'impose ou qu'on impose, et aux fausses idées du bonheur qui nous pourrissent la vie. Comme a dit le grand Chépuki : "Notre pire ennemi, c'est Nous".

Attention cependant : qu'on ait tous de l'imagination ne signifie pas qu'on soit tous des artistes ! Comme la force est une condition nécessaire mais pas suffisante à la danse : le message, ça se travaille, ça se polit, ça se peaufine. On a tous été confronté à un môme expliquant trois heures durant son petit gribouillis. Si le môme en question est le nôtre, on trouve ça charmant, sinon, on prend son mal en patience... Écrire (peindre, danser, ...) c'est s'exprimer, certes, mais faire "œuvre d'art" n'est pas dire tout ce qui nous passe par la tête, c'est réfléchir à un format qui rendra possible la communication d'une émotion.

On m'objectera le surréalisme, et je répondrai le happening, mais on entre là dans le domaine de la poésie, un champ complexe et vaste qui fera l'objet d'un prochain blabla. Belle journée à tous ! 

mercredi 17 juin 2015

De l'inspiration...


© Misha Gordin

Chaque auteur à sa question bête noire qu'il croise pourtant à chaque rencontre... Certains ne supportent pas qu'on leur demande leur âge, ou s'ils ont des enfants, ou quel est leur livre préféré. Moi je m'en fous (36, oui, Wiki). Par contre, le truc qui me fait venir des palpitations à chaque fois c'est "Où trouvez-vous l'inspiration ?" parce que j'ai envie de hurler :

l'inspiration ça n'existe pas !


... mais comme je suis une fille polie je me retiens et je bafouille une pseudo explication. Parce que c'est long, mais que ça vaudrait le coup de prendre le temps. Alors aujourd'hui je le prends. Donc : l'inspiration n'existe pas. Pas plus que ces espèces de bombasses en toge qu'on appelle les muses. Non, niet, nada. On peut encore avoir quelques doutes sur les sirènes ou le Père Noël, qui sont des créatures de l'imaginaire, mais les muses, elles, sont des figures rhétoriques, et appartiennent donc exclusivement à l'ordre du discours. 

Je m'esssplique. La muse est une invention de l'Antiquité, une allégorie de l'inspiration artistique, c'est-à-dire de l'idée d'un souffle créateur transmis par les dieux vers l'homme-artiste. Mais les vieux Antiques aiment bien les allégories, et on peut aussi par exemple croiser l'Aurore aux doigts de rose, ou encore la Justice avec sa petite balance. Mais personne ne croit sérieusement que le juge attend l'avis de la fille aux yeux bandés pour donner son verdict. Le concept de l'inspiration n'est d'ailleurs pas vraiment lié au domaine de l'art tel que nous l'entendons aujourd'hui, mais plutôt à celui des rites avec lequel il se confond en partie. 

Au Moyen Âge, l’œuvre inspirée est encore le texte sacré. Le poète est un simple artisan qui ne prend même pas la peine de signer son œuvre... ou si peu ! Un nom parfois au détour d'un vers témoigne de ces inventeurs de nos "lettres modernes". La Renaissance découvre le concept d'individu et l'artiste, dans sa singularité, signe, mais il reste au service de son espèce. Ainsi Montaigne est un découvreur au même titre que Colomb ou De Vinci, seuls les territoires d'exploration changent. Le Grand Siècle glorifie la virtuosité langagière et les plus grandes œuvres sont des réécritures d’œuvres grecques (La Fontaine, Racine...) ou italiennes (Molières, Perrault...). La question de l'inspiration n'est toujours pas pertinente.

Il faut attendre le XIXe siècle pour la voir véritablement s'imposer à travers la figure du poète visionnaire. C'est un coup des Romantiques, bien sûr, et du renouveau mystique qui traverse le mouvement. C'est surtout une réaction au positivisme ambiant et une manière d'imposer sa spécificité dans un monde qui s'industrialise en rendant les discours (mots, images, sons) toujours plus accessibles, des deux côtés du schéma de la communication : émetteur et récepteur. À l'heure de l'ultra-alphabétisation, dans un monde où quiconque peut publier quelques phrases dans un journal local, qu'est-ce qui fait de moi un poète ? 

C'est une vraie question, et des tas de gens super-intelligents y ont réfléchi ou y réfléchissent en ce moment, mais la réponse de l'inspiration est à la fois la plus facile et la plus paralysante. Car évidemment, lesdites Muses ne se promènent en général pas chez n'importe qui, et par un tour de passe-passe linguistico-sociologique les élites deviennent les élus. Le concept d'inspiration participe ainsi à la confiscation du pouvoir symbolique que constitue la création artistique (Bourdieu Forever ♥).


Bref, l'inspiration, c'est l'opium du lecteur, alors au boulot !


Par contre je crois fort fort en l'imagination et en la poésie, qui sont deux choses très différentes, mais aussi très longues, donc ce sera pour un autre jour. Bonnes nuit les amis. Faites de doux rêves :-)

mardi 16 juin 2015

100 graines d'idées...

  
Coucou les fidèles des fidèles qui passaient encore par ici de temps en temps ! Il faut voir les choses en face, mon blog se meurt... À force de parler de ma petite actualité (fausse actualité d'ailleurs car mes parutions actuelles les plus importantes sont entre les mains de services de presse qui me demandent de ne pas causer trop vite), l'espace de dialogue perd de sons sens et le contenu se vide peu à peu. Alors un petit sursaut, si ça vous dit, pour l'été. Je vous propose un jeu.

Sous les pavés, l'idée !

Que vous prévoyez d'aller glandouiller à plage, grimper à la montagne, ou vous accrocher à votre trottoir, l'été est sans conteste un moment de relatif vide intellectuel. Même Game of Throne s'arrête cette semaine. C'est dire si vous allez retrouver vos neurones. Je vous propose d'en profiter pour jouer un peu avec votre imagination : l'alimenter, l'entraîner, l'explorer... Pour cela je vous proposerai chaque jour, pendant 100 jours, une graine d’idée. À vous après de la faire germer durant votre journée : arrosez-là d’un peu de temps sur la route des vacances, et voyez ce qui en sort. Peut-être rien, peut-être un bout de bidule, peut-être un début de pousse qui tient debout… Je ne vous garantis pas le baobab à chaque fois, mais je suis sûre et certaine que sur les 100 graines, il y en aura au moins trois (10 pour les optimistes) qui vous plairont suffisamment pour devenir de véritables histoires !

Lancement : le 21 juin

Trois règles :

1. On fait ce qu’on veut comme on veut quand on veut.
2. On publie si on veut comme on veut où on veut, mais un petit lien en commentaire serait sympa.
3. On fait ce qu’on veut comme on veut quand on veut.


Bonnes vacances, belles créations !