samedi 30 avril 2011

La 4e Foire aux Tandems est ouverte !

Merci à tous pour vos propositions nombreuses et talentueuses. Je les mets ici, par ordre d'arrivée. N'hésitez pas à me contacter en cas de souci, mais préférez mon adresse gmail car free me fait des caprices en ce moment : alicebrierehaquet[at]gmail[point]com. Attention, Haquet ne prend pas de "c" ! Voili, voilou... Visiteuses, visiteurs, fouinez, cogitez, mailez ! Et offrez-nous de beaux projets :-)

Pour commencer, un bout texte de Mariesse, à contacter via mariesse[point]bernard[at]gmail[point]com
Sur les ailes de la nuit

(…)
Les autres enfants n’aiment pas aller se coucher.
Moi j’adore, le soir venu, aller m’allonger.
(…)
J’aime la nuit parce que je peux songer à tout ce que j’aime.
Je songe aux blagues que je fais avec mes copines
Et au rire de papa qui nous trouvent coquines.
(…)
J’aime la nuit parce que je peux rêver à ce que j’aimerais être plus tard.
(…)
Je rêve que je suis une exploratrice intrépide
Et que des énigmes vers un trésor me guident.
(…)
J’aime la nuit parce que je peux m’imaginer dans un autre monde.
(…)
J’imagine que j’ai des ailes, pour aller toucher les étoiles,
Et que sur le croissant de lune, je me balance avec un voile. (…)

Ensuite, Anne Poiré nous propose un texte court pour aborder autrement la question du handicap visuel... Contact : anne[point]poir[at]wanadoo[poin]fr
Mamita, as-tu vu ? J’ai ramassé ton mouchoir. Facile, il était tombé à tes pieds. Tes lunettes ? Je vais les chercher, ne commence pas à t’inquiéter. Mamita, pourquoi faut-il toujours que je range mes jouets ? Que je ne laisse rien traîner, ni dans le couloir, ni dans la salle à manger ? Pourquoi faut-il que je remette tout parfaitement à sa place, et que les portes soient ouvertes ou fermées ? Regarde, Mamita, il y a des vaches dans les prés. Le train va vite. Je ne peux pas les compter. Pourquoi ne regardes-tu pas de ce côté ? Quelle chance tu as, Mamita. Dis-moi, comment fais-tu pour voir ainsi dans le noir ? Moi j’ai tant de mal pour me déplacer les paupières fermées. Des fois je joue à les abaisser. Je mets même un bandeau, juste pour m’amuser. Mamita, tu m’aimes, dis, ça va ? Mamita, regarde : si je ferme les yeux, tu ne me voies pas ! (...)

Une image (et quelle image !), celle de ma copine Claire. La demoiselle s'appelle Peau de loup, et sa créatrice est à contacter ici : c[point]garralon[at]orange[point]fr


Le projet suivant est celui de Mimizonzon, à retrouver sur son blog : mimizonzon.blogspot.com
Mon frère cet ours

Quand il était petit mon frère était comme tous les enfants du monde. Rose, nue et potelet.
J’ai vu des photos de lui dans l’album. Il était tout ce qu’il y a de plus normal. Il avait la peau douce et une petite voix nasillarde. C’est maman qui me l’a dit. Parce que moi quand mon frère était petit, je n’étais pas encore née.
Il avait cinq ans quand je suis arrivée au monde. Et il m’adorait. Il jouait avec moi, me faisait manger et même parfois insistait pour me donner le bain.
Il était pour moi un héros. Il me protégeait des garçons à l’école et des dragons dans nos jeux. Nous étions inséparables.
Et puis une chose horrible est arrivée. Un matin il s’est levait et sa voix à commencer à dérailler.

Marie-Hélène nous propose ses Formulettes, il y en a 12 au total, en voici déjà 3. Pour contacter l'auteur : latetedanslesmots[at]free[point]fr
1.Il paraît que si tu manges des fraises à la Saint-Blaise
Avec un hibou sur les genoux,
Il te poussera des ailes d’hirondelles.

2.Il paraît que si tu embrasses une grosse limace
Qui boit du thé sous un abricotier,
Tu pourras t’envoler aux pays des fées.

3.Il paraît que si tu vois un éléphant emporté par le vent
Alors que tu épluches une autruche,
Tu souriras à pleines dents pendant cent ans.

Patrick Joquel nous envoie la 1e page de ce qui pourrait devenir un album. A voir avec lui : patrickjoquel[at]orange[point]fr
« Le voilier disparut à l’horizon. »
La petite aiguille du réveil s’accrocha au L majuscule et la grande au point final de la dernière phrase du livre. Dans la petite chambre verte le temps s’arrêta. Vincent restait là. Couché sous la couette. Le livre ouvert entre ses mains. Le regard plongé dans les mots.
- Qu’est-ce que c’est l’horizon ? murmura-t-il à son singe en peluche. Tu le sais toi ?
Et pourquoi le voilier disparaît-il à l’horizon ?
C’est peut-être dangereux l’horizon…
A qui demander l’horizon ?
Je sais ! Au marchand de saucisses ! Tous les jours il change de marché. L’horizon, il doit connaître. Et chance, demain matin il est là !

Et une autre image pleine de poésie, celle d'Anaïs, à contacter ici : anais[point]schenke[at]gmail[point]com



Anne vous propose cet extrait de conte japonais, mais il y en a d'autres sur son blog et elle peut aussi développer une histoire autour d'un personnage, un thème, ou une illustration qui vous tient à cœur. Pour la contacter, rdv là : castel-platypus.e-monsite.com
Yuki a très peur, elle croit qu'elle va se noyer. Mais elle constate bientôt qu'elle peut respirer sous l'eau. Le domaine des dieux est différent de celui des hommes et les voilà dans celui de Namazu. Yuki peut distinguer sa peau squameuse, les barbillons qui entourent sa large bouche et ses petits yeux noirs et perçants. Il paraît furieux de les voir, elle et son frère, il s'agite de plus belle.
Le dragon les dépose puis repart aussitôt. « Je n'ai aucun pouvoir en ce lieu, explique-t-il à la petite fille, seul le courage y a de la valeur ».

Caroline Ortlieb nous envoie son courrier du cœur... Pour lui répondre : carolino[at]base[point]be
Le facteur est amoureux

Cela fait quelques années que Paul distribue le courrier dans le quartier,
toujours courtois et souriant.

- Bonjour Madame Martin!
- Bonne journée Monsieur Gaston!

Tout le monde le connait et tout le monde l'apprécie.

Mais depuis quelques semaines, Paul met les enveloppes destinées à Madame Martin
dans la boîte de Madame Berger, le colis pour la petite Marie devant la porte de
Monsieur Gaston et sonne chez Madame Jeanine pour le recommandé de
Monsieur Auguste!

Et ce qui devait arriver arriva!
"Bonjour Monsieur Paul, lui dit aimablement Madame Antoinette, un sourire
aux lèvres, ce courrier n'est pas pour moi.
Ne seriez-vous pas amoureux par hasard?"

Marie Knipper vous propose l'histoire d'un petit garçon aux parents bizarres, bizarres... Pour lui dessiner une bouille : fanfan_la_tulipe_noire[at]hotmail[point]fr

Euclide n’est pas un petit-garçon-comme-les-autres. D’abord, il s’appelle Euclide. Il aurait bien voulu s’appeler Kevin, ou Dylan, ou James, ou encore Nicolas, enfin… un prénom comme en portent les presque quatre-vingt-dix-neuf pour cent de sa classe, mais non, ses parents ont décidé de le prénommer Euclide, en hommage à je-ne-sais-quel-grand-mathématicien-de-je-ne-sais-quel-pays-et-quelle-époque. Il faut dire que son père et sa mère sont profs de maths, ça n’aide pas. Ensuite, puisqu’il est question de son père et de sa mère, il faut savoir que monsieur Raph, son père, rencontra mademoiselle Lure, sa mère, dans un collège de province et que depuis cette rencontre-inoubliable-merveilleuse-électromagnétique-et-j’en-passe-et-des-meilleures ils ne se sont plus quittés, décidant non seulement de se marier mais aussi d’associer leurs deux noms conjointement comme cela se fait de plus en plus souvent. Ce qui fait qu’Euclide, lorsqu’il écrit son nom en inscrivant juste l’initiale de son prénom suivi de son patronyme doit noter : E. Raph-Lure. Ce qui, forcément, ne lui plait pas et fait rire plus d’un de ses camarades.

Euclide est donc un petit garçon à problème. Normal quand on a des parents profs de maths, on ne peut que rencontrer des problèmes. Fort heureusement, ils sont là aussi pour l’aider à comprendre des mécanismes pour les solutionner. Mais pour le moment, le problème d’Euclide est bien réel (bien qu’entier et non relatif) et semble être sans solution.

Euclide décide donc un beau jour – ou plutôt une belle nuit - de s’en aller, de mettre la clef sous la porte ; il décide de partir à la recherche d’une nouvelle identité, non remarquable celle-là, car il aimerait ne plus être la risée des autres enfants de la classe.

Fabien Calonne nous propose un texte inspiré de l'Inde, la version finale, à lire sur son blog, fait 2400 signes. Pour le contacter : fcalonne[at]gmail[point]com
Comment Ganesh eut cette tête

Autrefois, Ganesh était un homme séduisant. Il passait des heures devant son miroir. Un jour, il visita le Shish Mahal, dont les murs sont vêtus de milliers de miroirs. À force de se tordre le cou pour s’admirer, sa tête se décrocha et roula à terre. Un éléphant blanc la ramassa. Il la trouva si belle qu’il la troqua contre la sienne. Ganesh dut accepter la tête du pachyderme sacré. C’est ainsi que Ganesh devint le Dieu de la sagesse, mais on ne sait pas ce que devint l’éléphant à tête d’homme…

Ingrid propose à vos pinceaux ce petit texte court. S'il vous inspire, c'est ici : ingridc1[at]orange[point]fr

Au creux de la main,
j'avais trois petits grains.

Un grain pour le matin,
un grain de sourire.

Un grain pour l'aprés-midi,
un grain de folie.

Un grain pour le soir,
un grain d'espoir.

Et à la nuit tombée,
je les mélange.
Trois petits grains, trois petits grains,
tournent, tournent et tombent de la main.

Les trois petits grains
ont fait des petits.
Des petits petits grains. [...]

Voici ensuite le projet d'Anne Loyer. Retrouvez-la sur ses deux blogs anne-loyer.blogspot.com & enfantipages.blog.lemonde.fr ou écrivez-lui à aloyer[at]sfr[point]fr
Minus Lupus

Depuis le temps qu'on se raconte ses histoires, le Grand Méchant Loup a pris un sacré coup de vieux. Pourtant il s'accroche, il ne veut pas laisser la place aux jeunes !
Mais Minus Lupus ne l'entend pas de cette oreille ! Il est prêt. Archi-prêt. Il ne rêve que de mettre ses pas dans ceux de son aîné. Et de faire trembler les lecteurs !
Aussi, un matin, Minus Lupus décide de rentrer dans la légende. Comme un grand ! Il s'enfonce dans la forêt aux contes de son père.
Très vite il entend une voix. C'est celle du Petit Chaperon Rouge il en mettrait ses dents à couper ! Il se cache derrière un arbre, prêt à bondir sur sa proie...

Irène envoie cette illustration imaginée à la suite d'une annonce d'un cancer du sein dans son entourage. Suite au traitement la maman perd ses cheveux et la petite fille la console en lui faisant voir que ses cheveux repoussent. Irène cherche quelqu'un qui aurait les mots pour exprimer tout cela... Si vous pensez les avoir : decorene[at]orange[point]fr


Voici également le projet de Christelle Vallat. Si cette fête des fées titillent vos crayons : ch.vallat[at]sfr[point]fr
Comme chaque année, Citronnelle se prépare pour le congrès des fées.
C’est un rendez-vous à ne pas manquer. Il ne faut rien oublier :
Un peu de poussière d’étoiles, quelques perles nacrées,
sans oublier un petit morceau d’Arc en ciel.

A l’autre bout du monde, Craspouille emballe toutes ses potions :
Queues de serpents, ailes de chauve-souris et quelques crottes de marmottes.
Un dernier tour d’horizon et la voilà partie pour la grande fête de la magie.
Le bal des sorcières n’attend pas, vite elle enfile sa serpillère.

Le voyage est long, il faut affronter bien des dangers,
éviter certains nuages qui s’ennuient et veulent jouer.
Survoler les océans et traverser quelques déserts.

Agnès Laroche cherche illustratrice(teur) sachant illustrer, ayant des affinités avec les poulettes en papier et désirant accompagner Paulette Cocotte dans sa struggle for life... Si vous êtes cette personne, contactez-la : agneslaroche.auteur[at]gmail[point]com
Paulette Cocotte

Paulette Cocotte n’était pas une poulette ordinaire…
Ce n’était pas non plus la poule aux œufs d’or, ni une poule en chocolat, ni une poule au pot, ni une poule mouillée, ni une poule de luxe, et encore moins, à son grand regret, une simple poulette entourée d’un coq amoureux et d’une couvée d’adorables poussins.
Non, Paulette Cocotte n’était rien d’autre qu’une cocotte en papier, perdue depuis longtemps au fond du grenier d’une maison abandonnée.
Qui l’avait oubliée là, et quand ? La poulette ne s’en souvenait plus, comme si la poussière qui recouvrait son joli papier s’était aussi répandue en couche épaisse sur sa mémoire.

Cécile Coiteux, dite Calico, nous envoie cette image de jeune lectrice. A vous de lui inventer une vie : cecilecoiteux[at]hotmail[point]com


Régine Garcia propose un conte ( 6000 signes à ce jour) qui révèle comment est née la poésie. En voici le début, pour la suite ce sera ici : reginegarcia[at]voila[point]fr
Il y a fort longtemps Baladin, un jeune garçon rêveur, vivait dans un village dénommé Villenfleurs. À sa naissance, il était gai comme un pinson. Mais Baladin devient tristounet au fil du temps. En effet, les autres enfants se moquent de lui. À chaque fois que son doux regard se pose sur les choses, il les nomme à sa façon. Par exemple, une coccinelle devient une coccirougeàpois, un soleil qui se couche, un soleil pyjama, l’air qui souffle dans les feuillages, le vent musicien et ainsi de suite. C’est plus fort que lui ! Baladin ignore pourquoi. Les autres rient de ses mots trouvailles :

— Baladin ne sait pas parler ! Baladin ne comprend rien ! Claironnent-ils en cœur

Baladin baisse la tête et rebrousse chemin vers sa maison. À présent, il s’isole complètement. Il reste des heures à regarder par la fenêtre sans s’ennuyer. Inquiets, ses parents l’amènent consulter le docteur Illusion qui a une solide réputation...

Une nouvelle image, de Loïc Mailly cette fois, qui aimerait une histoire autour de la complicité d'un père et de sa fille. Si vous avez des idées : loicmailly[at]yahoo[point]fr


On continue avec un petit texte de ma compagnonne d'exil Juliette Saumande. Pour lui écrire, c'est ici : juliette[at]juliettesaumande[point]com

Le Grand B.

Dans l’usine à boutons
(j’ai bien dit à boutons)
(et non pas à bonbons
ni non plus à moutons
ni à porte-savons)
vivait un vieux ronchon qui s’appelait Scipion.

Scipion fabriquait des boutons.
Des boutons toute la journée.
Toute la nuit des boutons.
Poc ! de marteau
Tchack ! de burin
Ouiiz ! de perceuse
Zwouim ! de lime [...]

Il y en avait partout, de la cave au grenier, dans le placard à balais, la cruche de Tante Edmée, les bas à repriser.
Bref, l’usine était pleine à craquer.
Et un soir, forcément…

Odette Lopes a écrit cette histoire du petit Adam qui voit des tas de choses dans le noir et qui s'apercevra au matin qu'il a une imagination très fertile. Si vous avez eu plein d'images dans la tête en lisant ce texte, ou si vous voulez voir d'autres projets, écrivez-lui :
superlopes[at]hotmail[point]fr
Il éteint la lumière et laisse la porte entrebâillée.
« Ma chambre n’est pas la même dans le noir » se dit Adam. Des formes étranges sont immobiles. Soudain, il entend un bruit étrange.
« Tac, tac, tac » il regarde autour de lui.
-Ce n’est rien, murmure t-il pour se rassurer.
Il remonte sa couette sur sa tête et ferme les yeux.
« Tac, tac, tac » le bruit s’intensifie.
« C’est la fenêtre » se dit Adam. Il imagine alors le crochet d’un pirate ou une sorcière parsemée de verrues.
Malgré la peur Adam ne bouge pas, tant qu’il n’ouvre pas tout ira bien. Et puis papa et maman ne sont pas loin.

Marion Arru nous propose une image d'automne et un blog tout neuf créé pour l'occasion : marion-arru.blogspot.com


Valérie nous envoie l'extrait d'un futur album de 1380 signe accessible dès 5 ans. Pour lui proposer vos images : Valerie[point]muszynski[at]wanadoo[point]fr
Doigt-dans-l’nez et le rhino

« Doigt-dans-l’nez est un petit pygmée
Qui vit dans son petit village de Nouvelle-Guinée.

Mais aujourd’hui, du village, il en a assez !
Il aimerait bien se promener.
Oui…mais voilà : c’est pas autorisé !
Et Doigt-dans-l’nez le sait.
Le village, il est interdit de le quitter.
Surtout quand on est un tout petit pygmée.
Car tout autour, rode un rusé léopard zébré.
D’un petit pygmée il ne ferait qu’une bouchée ! » …

Xavière Broncard est une illustratrice débordée. Elle nous présente un texte qu'elle s'était préparé mais que finalement elle ne pourra pas illustrer avant des mois et des mois... Alors si vous êtes inspiré, contactez-la : xbroncard[at]hotmail[point]fr
Le mythe de la Voie lactée ou Comment naquit la Terre ?

Il y a très longtemps, alors que l'homme et les animaux n'existaient pas encore, la galaxie « Voie lactée » vivait seule dans le grand espace noir et sombre, sans astres ni étoiles. Et elle s'ennuyait à mourir.
Un jour elle eut l'idée de rassembler toutes les belles pierres polies et claires qui passaient à sa proximité. Quand elle en eut assez, elle les assembla, les gratta, les façonna de façon à créer une belle sphère blanche qu'elle appela « Lune ».
Qu'elle était mignonne cette Lune avec ses petites joues blanches et ses yeux malicieux ! Voie lactée était ravie de pouvoir partager sa vie avec la petite Lune. Elle ne voyait plus passer le temps car elles avaient toujours de nouveaux sujets de discussion.
Lune grandit et commença à se plaindre de l'ennui. Elle était tellement seule. Évidemment Voie lactée était là mais ce n'était pas suffisant. Elle aurait tellement aimé avoir des amies... Voie lactée comprenant sa souffrance décida de l'aider. [...]

Lydie Sabourin, ma binôme de la première heure, participe aussi ! Si son image vous inspire, laissez-lui un petit message dur son blog : www.lydie-sabourin.blogspot.com


Julie Bélaval a écrit quatre petites Histoires de la Lune pour rêver des étoiles... Voici la première. Si elle vous intéresse : juliebelaval[at]hotmail[point]fr
Pourquoi la lune brille-t-elle là-haut dans le ciel ?

A quelques rêves de nous, sur l’île des chats roux, une maman chat se promenait à petits pas sur le sable doux.

Ses trois chatons découvraient avec joie les minuscules gravillons qui leur chatouillaient les pattes.

L’océan se mélangeait au ciel, mais la lune était là pour guider leurs explorations.

Alors le premier des chatons jeta un regard profond sur cette lune couleur de miel :

- Pourquoi la lune brille-t-elle dans le ciel, maman ? demanda-t-il les moustaches frémissantes.

- Parce qu’elle est contente ?! dit le second.

- Parce qu’une nuée de petites lucioles se sont posées sur elle ? s’interrogea le troisième.

- En voilà de bonnes idées mes petits, sourit la maman attendrit.
Je vais vous confier un secret que m’a révélé un jour un poisson gris.
Quand le soleil est bien haut au-dessus de nos têtes, tout est clair, même le bleu de l’eau et du ciel.

Sytou recherche une illustration singulière, comme le propos de ce texte qui parle du monde qui tourne à l'envers. Elle apprécie plutôt les illustrations poétiques, légères, minimalistes, les techniques mixtes, avec un faible pour le collage et la présence de typographies et de bouts de texte dans l'image. Elle est surtout sensible à l'espace laissé au texte pour une lecture calme, enfin, elle est curieuse et amoureuse du travail visuel dans les albums, et attend d'être surprise par une rencontre humaine et artistique... Pour la contacter : sytou27[at]gmail[point]com
Une histoire renversante

L'homme était vieux. Très vieux.
Ridé, rabougri, presque refermé.
L'enfant était enfant.

L'homme avait promis une histoire.
L'enfant était impatient.

L'homme avait ouvert un livre d'images.
Mais où sont les mots ? s'était étonné l'enfant.

Les mots ? Ne t'inquiète pas, avait répondu l'homme, les mots sont tous là où il faut, bien au chaud dans ma tête.

Et l'homme avait commencé.
A raconter l'histoire, l'histoire du monde tel qu'il est.

Sandrine Carel-Epiard nous envoie une histoires de doigts. Si les vôtres vous démangent, c'est par là : carelsandrine[at]yahoo[point]fr
Les frères P'ti doigts se disputent

Cette après-midi, quelle agitation dans la main de Léonore! Les frères P'ti Doigts sont en train de se disputer!
P'ti Bagarreur, le majeur, crie de sa grosse voix :
- Je suis le plus grand, donc c'est moi le plus fort!
- Ca, ce n'est pas vrai, réplique P'ti Pouce, je suis le plus gros alors c'est moi le plus fort!
- Arrêtez, ce n'est pas important, crie P'ti Bébère l'auriculaire. Moi, je suis le plus petit, et alors? J'ai quant même de la force! Que feriez vous sans moi pour garder une poignée de sable serrée dans notre main sans tout perdre, hein?
Etonnement. Tous les yeux se tournent vers P'ti Bébère.
- Toi, de la force? Ha, ha ha ... Tu ne soulèverais pas une tasse de lait ! se moque P'ti Alex, l'index.
P'ti Bébère, vexé, se met à bouder. C'est alors qu'on entend la voix de P'ti Pouce murmurer :
- Pfff, de toutes façons, c'est moi le préféré.

Najat Azira a écrit une histoire en bleu et rose. Si vous aussi vous aimez les couleurs : najatazira[at]gmail[point]com
Sous le tablier bleu des garçons

May est née petite fille, délicate et fragile. Mais dans son pays, on préfère les garçons, solides et courageux.
Ses parents sont bien embarrassés. Que vont dire les voisins ? Encore une fille !
Si seulement c’était la première ! Mais avant elle, il y a eu Talia, Rose, Maïa et aussi Sara.
Monsieur et Madame Rhalan n’ont pas dormi de la nuit, perchés sur le berceau de leur petit trésor à la recherche d’une solution. La cacher ? Partir ?
« J’ai une idée ! », dit la maman de May alors que je soleil se lève sur le doux visage de son enfant. « Nous allons annoncer que c’est un garçon.
Un garçon ? Mais c’est une fille voyons ! s’exclame le père de May.
Personne ne saura si l’on ne dit rien », lui chuchote Madame Rhalan.
C’est ainsi que May pour ses parents, devient Alian pour les voisins. Elle apprend à jouer au football et aux dés, à monter à cheval et à chasser.
Sur le chemin de l’école, elle chahute avec les autres garçons, habillée du tablier bleu, loin de ses sœurs habillées de rose.
Enfin, pour finir en beauté, Coralie Saudo nous dévoile ce tout petit extrait. Ecrivez-lui pour en savoir plus : coraliesaudo[at]yahoo[point]fr

[...] Ce matin, la famille d’Hugo se réveille avec une drôle de surprise… Maman, Papa, Mollie, Hugo et Cerise ont tous de très longs bras. [...]
Les enfants trouvent ça très amusant. C’est même devenu passionnant de se brosser les dents ! [...]

Voilà, voilà... Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une belle belle belle 4e Foire aux Tandems, pleine de beaux projets divers et variés... Tenez-nous au courant à l'occasion ;-) Bon muguet !

Perdu in progress :-)


In great progress même ! Dix illustrations viennent de partir chez Memo, deux autres doivent suivre très très prochainement, après il y aura mise en page, etc., et zou, direction l'imprimerie ! La sortie est prévue pour septembre, et je suis légèrement en comme qui dirait hyperimpationite aigüe, voyez. Merci Olivier de m'envoyer ces photos pour patienter, et vivement en vrai !

On se dit à demain pour la grande Foire aux Tandems de printemps, beau samedi à tous :-)

mercredi 27 avril 2011

Décidément !



Zébulon
a la cote ces jours-ci ! Auzou nous fait savoir qu'il vient tout juste de remporter Le Coup de cœur des parents de Bouquinvilles pour les 3-5 ans ! Je suis ravie ravie que notre petit Zébulon poursuive son chemin et qu'il se fasse de plus en plus de copains... Merci à tous pour cette belle confiance, et tournée de bises ! Et aussi : les illustrations sont d'Olivier, mais faut-il le rappeler ^_^ ?


Pssit, c'est par ici !

Demain je clos la récolte pour la Foire aux Tandems, alors si vous avez des projets à m'envoyer, va falloir se speedouiller ! Je rappelle : vous pouvez soumettre une image (800x800) ou un texte (pas plus de 10 lignes ! essayez de respecter, c'est délicat pour moi de couper...) et éventuellement 1 phrase de blabla explicatif. Je mets tout ça en ligne le 1er mai, les gens viennent flâner, et envoient un petit mot s'ils sont intéressés. Après, si coup de foudre réciproque il y a, le binôme emmène l'élu de son cœur dans un magnifique PDF et en route pour la quête d'un éditeur. Ou pas d'ailleurs. On peut aussi juste s'amuser. C'est vous qui voyez.

Pour ceux qui m'ont envoyé leur proposition, normalement j'ai chaque fois accusé réception. Si ce n'est pas le cas, c'est le moment de vous inquiéter.

Voilà, voilà, dernière ligne droite avant la Foire :-) La lithographie est de Maurice Neumont. Belle journée à tous !


mardi 26 avril 2011

Images d'Epinal...

Une semaine déjà... ça semble hier, et déjà plus tant que ça... Mais que de jolis moments en mémoire ! C'était une fête, une vraie fête avec sourires et bonbons à volonté. Je n'ai pas pris de photo du week-end en lui-même et le site est en ce moment indisponible. Désolée, j'ai juste celle-ci. Mais ce sera l'occasion d'un autre post, et j'en profiterai alors pour vous parler de ce salon vraiment atypique, avec une belle équipe de bénévoles et des tas de divans accueillants. Juste je vous mets ce moment totally magique du lâcher de lanternes du samedi soir. Un grand merci, Nicolas, de me l'avoir envoyée, une belle bise pour Sandrine et un bravo à mamie pour son schnaps ;-)



Alors, le Zinc, c'était d'abord des classes rencontrées, avec des instit qui avaient plein d'idées. Je n'ai pas pris de photos à chaque fois, mais voici quelques têtes blondes des Vosges :

Les Petits et Moyens de Gérardmer avec qui nous avons improvisé une palpitante histoire de lutine et de jonquilles... Sans doute un jour dans tous les bonnes librairies ;-)



Les CE-CM de Mme Fremiot qui avaient préparé un jeu quizz et plein plein plein de questions...



Les Grands et CP de Rochesson qui sont en train d'écrire leur propre livre... L'histoire d'un petit loup qui, comme le Petit Prinche, a des chouchis d'élocuchion :




Et les moyens grands de Sapois qui avaient organisé une véritable exposition avec rimes en "on" et farandoles d'enfants pour aller sur la lune. Bravo à tous, enfants comme enseignants, c'était vraiment de beaux moments :-)




Epinal, c'était aussi la rencontre de chouettes collègues... Certains que je rencontrais en vrai, certains que je découvrais tout à fait. D'abord Sandrine Kao qui nous a accueilli, ma petite valise et moi, dans son home sweet home, et qui m'a patiemment montré ses magnifiques originaux de son tout nouveau livre : Les larmes de Lisette. Doux et délicat, comme une larme...


J'ai aussi fait la connaissance d'Elisa Géhin et de ses livres drôles et frais, à la morale toujours décalée. Je vous conseille vivement la collection des loups ^_^.



Il y avait aussi Clotilde Perrin dont j'aime depuis longtemps le travail, et dont j'apprécie aujourd'hui en plus la personne. Le colis rouge est extra...


Il y avait aussi Christian Grenier, le papa de Logicielle, qui ne se déplace jamais sans sa femme... Ils nous racontaient ensemble l'époque où il fallait toujours courir pour livrer à temps l'épisode des Mondes engloutis de la semaine, et celui où avec deux amis, il avait fondé la Charte... Oui oui, the Charte !


Il y avait aussi Barroux, son carnet de croquis et ses encres de chine... Et peut-être un projet qui naîtra de nos papoteries de voisinage... Je vous en recauserai si tout va bien :-) Le piano rouge, inspiré de la véritable histoire d'une pianiste ayant vécu la révolution culturelle, est particulièrement poignant :


Il y avait aussi Aude Poirot, une copine de catalogue chez Frimousse et Points de suspension, et peut-être bientôt, voisine de collection avec son bel album Ombre :


Il y avait enfin le grand Jean-Claude Mourlevat ! Aussi talentueux que charmant, avec 1001 anecdotes toujours drôles et sensibles. J'arrête là pour ne pas trop froisser mon chéri, mais c'était une bien jolie rencontre ^_^ Son dernier roman, pas encore eu le temps de le lire, mais j'en ai déjà eu d'excellents échos :


Le Zinc c'était aussi la découverte, même trop rapide, d'une ville. Avec sa basilique, son ciel, sa Moselle et son lion endormi...





Bref, le Zinc, c'était vraiment bien. Unique petit regret de ce séjour : je n'ai pas eu le temps d'aller à l'imagerie... Une excellente excuse pour revenir ;-) A très vite !

samedi 23 avril 2011

Allegro !

Tirage promis, tirage dû ! Dans les règles de l'art, et, attention miracle, même pas en retard ! Il faut dire que vous avez été super super nombreux à participer, que j'en ai été super super heureuse, et que j'aurais eu super super honte de ne pas tenir strictus mordicus ma promesse... Voici donc le résultat. Je vous le laisse voir en image, avec de nouveaux la zolie Zélie dans le rôle de petite main innocente :

Félicitations Vdumor !
J'attends ton adresse, et le nom pour la dédicace :-)


Ps. Marraine, tantes et autres amis, visiblement les tentatives de corruption ont échoué... Toutes mes excuses, l'enfant est probe, elle doit tenir ça de son père...

jeudi 21 avril 2011

Il est arrivé !!!!

Yeeeeeeeah ! ça y est ! Il est là et bien là !! Depuis le temps qu'on l'attendait, ma copine Claire et moi, notre premier bébé !! Et en plus, il est superbe, et en plus, il est aussi en anglais, et en occitan, et en plus, c'est le printemps, et en plus, il sortira cet été en kamishibai, et en plus, on va pouvoir fêter ça dignement ici même, d'ici à peine deux semaines, puisque Claire vient nous visiter avec sa famille sous le bras. Vivement ! En attendant, je mets la Guiness et le Moët au frais ^_^ Du coup, on a pris nos bobines en photo, pour trinquer virtuellement par mails interposés. Je les mets ici, si vous voulez vous joindre à nous, y a qu'à viendre ! Tchin !

L'unique petit hic, c'est qu'il n'y aura pas de concours parce que les exemplaires d'auteurs sont vraiment riquiquis, et que si je n'en garde pas un pour ma mère, je vais me faire maudire jusqu'à la 9e génération. Au moins. Et puis les exemplaires anglais vont partir chez nos nouveaux friends. Donc il n'y a déjà plus rien :-/ J'espère que vous me comprendrez. Alors pour le trouver, il faudra soit demander à votre libraire préféré, soit le commander sur le site de l'éditeur, soit zoner sur Amazon. Voili voilou !

Je suis ravie, happy, trop heureuse, et tout. Un graaand merci aux éditions Grandir qui nous ont fait confiance, et un graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaand merci à ma copine Claire pour son talent !

Youpi !!

mercredi 20 avril 2011

En avant première !

La sortie est prévue en mai, mais un premier gros chat vert est venu sonner à la porte, et on l'a d'emblée adopter ! Les illus, signées Magali Le Huche sont drôles, dynamiques, colorées, et je suis super ravie du rendu... Faut dire que chez Père Castor, ils assurent !! Bref, une bien belle surprise... Et j'en ai une autre qui trépigne dans son coin. Pour demain. Des bises ;-)

C'est beau *__*


Olivier est en pleine impression de notre projet Perdu ! qui paraîtra en septembre aux éditions Memo. Y a pas à dire, c'est quand même une technique extra la gravure sur bois... ça donne une super intensité aux couleurs je trouve ! Par contre, quel boulot... A chaque fois ça m'épate.


Merci Olivier et vivement septembre :-)

lundi 18 avril 2011

Zébulon médaillé !


J'ai des tas de choses à vous dire, un salon (et quel salon !) à raconter, un tirage au sort à tirer, deux livres qui viennent d'arriver, un super cadeau qu'on m'a fait, et plein de choses encore, mais juste, là, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager une annonce qu'Auzou vient juste de me transférer :

Le Ballon de Zébulon a remporté le Prix P'tits Mômes 2011 !!

Il s'agit du prix des bibliothèques de Genève et l'on trouve parmi ses prédécesseurs rien moins que Cherche la petite bête de Delphine Chedru, Mon pull d'Audrey Poussier, ou encore Un jour au Zoo d'Isabelle Pin ! Autant dire que je suis super-archi-méga fière de lui *^_^* Et deux nouveaux énormes mercis : un à Olivier et l'autre à Florence qui ont fait de ce projet un vrai bel objet... Youpi !